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January 25
Salut !
Alors cette fois ce pauvre Sarzanel va devoir affronter le pire des démons... la mère adoptive de Dracula ! (je suis sadique niark)
Oui les rencontres avec la belle-famille se passent mal en général... même en Enfer ^^ ! Surtout quand la mère en question s'appelle Lilith et qu'elle est persuadée que son fiston vampire adoré est aussi innocent que l'agneau qui vient de naitre...
Ah mes pauvres démons, je les plains quand même...
PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°5
- Tu es sûr que tu veux le faire maintenant ? fit Dracula d’une voix peu assurée.
- Il vaut mieux qu’elle l’apprenne par nous que par inadvertance de la part de d’autres, tu ne crois pas ? répliqua doucement Sarzanel.
- Mais elle risque de très mal le prendre, tu sais…
- Tu as peur pour moi ?
- Oui.
La réponse franche et directe de Dracula fit fondre sur-le-champ Sarzanel qui ne put s’empêcher de se baisser pour l’embrasser doucement sur les lèvres.
Ils se trouvaient tous les deux en face de la porte de Lilith, qui possédait une villa style coloniale dans un des quartiers les plus luxueux de cette région de l’Enfer, entourée d’un grand jardin de plusieurs hectares, verdoyant, avec des arbres et des fleurs ainsi qu’une grande piscine enchâssée dans la terrasse qui courrait tout autour du bâtiment.
A l’arrière du jardin il y avait un escalier étroit qui menait directement à la plage de sable blanc, mais dont il était séparé par un portail.
Plusieurs démons mineurs et quelques humains morts mais qui avaient retrouvé leur enveloppe charnelle intacte une fois aux Enfers – les démons, tous, Satan, Lucifer et les autres n’aimaient pas la laideur – travaillaient dans le jardin, s’occupant des plantes et des vignes qui recouvraient un quart du terrain. Tous torses nus, et les plus beaux d’entre eux pour qu’ils plaisent à la vue de leur maîtresse.
Les humains étaient ceux envoyés aux Enfers pour de petits péchés, pas grand-chose, parce qu’ils ne croyaient pas en Dieu sur Terre ou n’étaient jamais allés à l’Eglise, ou les incestueux consentants, les prostitué(e)s par exemple. Aucun n’était un criminel.
Ces âmes-là, une fois aux Enfers, étaient traitées exactement comme sur Terre, ils avaient le droit à une habitation, un travail si ils en avaient envie, choisissaient également l’enveloppe charnelle dans laquelle ils voulaient passer le reste de leurs jours – enfant, adolescent, adulte, vieillard – et continuaient à vivre exactement comme sur Terre.
En général ceux ne travaillant pas avaient de l’argent malgré tout, donné par les Caisses Sociales, et constituaient la classe moyenne enférienne.
Les grands criminels, les barons de la mafia entre autre ou les serial killers, eux, étaient dans une autre partie de l’Enfer, la pire, et y brûlaient ou y étaient torturés pour l’éternité, tout comme les dictateurs les plus horribles. Ils étaient la lie de la lie, la pire des abjections.
Les criminels de moindre envergure mais qui avaient tué, eux, étaient considérés comme des esclaves et servaient les autres âmes humaines de la classe moyenne. Ce qu’adoraient faire Satan et Lucifer, c’était de les mettre au service de leurs victimes.
Enfin, ceux qui avaient commis de petits larcins mais sans grande importance et s’étaient repentis ou l’avaient fait par besoin faisaient également partis de cette classe moyenne. Les autres constituaient une classe plus inférieure.
Certains voyaient leurs âmes reprises par les Seigneurs des Enfers et remises dans des corps sur Terre, ceux qui avaient mérité une seconde chance ou bien qui allaient servir les intérêts enfériens lorsque, dans certaines périodes, il y avait une soudaine baisse démographique. A ce moment-là, l’âme d’un dictateur ou d’un baron de la mafia était reprise et ramenée sur Terre, pour qu’ils puissent se faire des partisans dont les âmes viendraient augmenter la population des Enfers quelques années plus tard, histoire de se maintenir au même niveau démographique que le Paradis.
Donc, Sarzanel et Dracula étaient devant la porte de Lilith.
Lilith s’était toujours considérée comme la mère adoptive de l’adolescent, elle était aussi plutôt surprotectrice et tout ce qu’il le touchait elle voulait le savoir. Et si elle gardait son sang-froid et son calme dans les pires situations, quand il s’agissait de Dracula, tout cela partait en fumée.
Ainsi, Sarzanel avait insisté pour dévoiler à la jolie brune la relation qu’il entretenait avec son fils adoptif.
Comme elle était son amie et l’appréciait, il pensait qu’il serait plus honnête de tout lui dire le plus vite possible. Mais Dracula, lui, n’en était pas aussi sûr, il était persuadé que sa mère le prendrait très très mal et qu’il fallait attendre un peu plus, le temps qu’il la prépare mentalement sans lui dévoiler l’identité de son amant.
Ils en avaient longuement discuté avec l’incube mais Sarzanel avait eu le dernier mot. Et c’était pour cela qu’ils se retrouvaient à présent, nerveux, devant la villa.
Dracula déglutit et posa un doigt sur la sonnette.
Dès qu’il eut sonné, il entendit quelqu’un cavaler derrière la porte qui s’ouvrit à la volée pour laisser apparaître dans l’encadrement une splendide brune à la peau hâlée par les séances de bronzage sous le soleil des Enfers, aux yeux bleu océan, habillée d’une robe d’été légère, rouge et assez courte.
Lorsqu’elle vit l’adolescent, la première chose qu’elle fit fut de se jeter sur lui et de le serrer à l’étouffer dans ses bras.
- Mon bébé ! Ca fait tellement longtemps que tu n’étais plus venu me voir ! s’exclama-t-elle aussitôt les yeux brillants de larmes.
- Je suis venu il y a deux jours, m’man, croassa tant bien que mal l’adolescent malgré l’étreinte.
- Ah bon ? fit Lilith en desserrant son étreinte pour le regarder en face et l’examiner sous toutes les coutures. Tu es sûr ?
- Oui m’man.
Quand elle eut fini son inspection, elle se tourna vers Sarzanel pour lui faire la bise et le féliciter de prendre aussi bien soin de son fils. L’incube tiqua, en songeant que pour en prendre soin, il en prenait soin, de son amant, et sous toutes les formes.
Puis elle les fit entrer à sa suite, dans son salon aux murs peints en vert pâle ornée d’une frise tout en haut représentant des fleurs tropicales, des hibiscus et des fleurs de tiaré principalement.
A leur droite se trouvaient plusieurs bibliothèques blanches collées au mur est et quelques fauteuils en osier sur lesquels étaient posés des coussins rose, vert et mauve, avec une petite cheminée en marbre rose veiné de blanc.
En face de la porte s’ouvrait un escalier en verre qui menait au premier étage.
Enfin, à gauche, se trouvait le coin télévision et, juste après le sofa faisant face à l’écran mais séparée de quelques mètres, une grande table carré, en osier, entourée de plusieurs chaises – six – en osier également et garni de coussins roses.
Au fond de la pièce, après la table, il y avait une cuisine américaine, séparée du reste par un demi-muret peint en vert clair, sur lequel se trouvait dans un pot garni d’un tuteur les fleurs dites « Oiseaux de Paradis ».
Lilith les invita à s’installer sur l’un des trois sofas rose et vert qui entouraient la table basse chauffante sur trois côtés, la table basse placée en face de la télévision, et se dirigea vers la cuisine.
- Jus de raisin pour Dracula et bloody mary pour Sarzanel, annonça-t-elle en ouvrant le frigo.
L’adolescent et l’incube, assis côte à côte, se regardèrent, tendus. Ils ne savaient vraiment pas comment aborder le sujet.
Lilith revint rapidement avec un plateau sur lequel étaient posées les boissons qu’elle plaça sur la table basse et donna à chacun le verre qui lui était destiné avant de s’asseoir sur le sofa de gauche.
- Alors qu’est-ce que vous me racontez tous les deux ? fit-elle avec un grand sourire en croisant les jambes.
- Euh… rien de particulier… dit Dracula sans pouvoir s’empêcher de rougir en lançant un regard en biais à son amant pas plus à l’aise que lui.
Cette réaction mit la puce à l’oreille de Lilith qui fronça les sourcils. Son fils ne rougissait que rarement, voire jamais. Et elle sentait une certaine tension dans la pièce qui ne lui plaisait pas du tout.
- Vous me cachez quelque chose tous les deux, les accusa-t-elle en décroisant les jambes et en se levant pour se planter devant eux les poings sur les hanches.
- En fait, euh… commença Sarzanel en se levant à son tour alors que l’adolescent s’enfonçait un peu plus dans le dossier du sofa.
- Oui ? fit la brune d’un ton qui ne présageait rien de bon.
Sarzanel jeta un regard à Dracula plus pâle que la mort – c’est le comble pour un vampire – prit une grande inspiration et se lança.
- On est ensembles depuis un mois, dit-il tout à trac.
Lilith pâlit affreusement puis son visage commença à tourner à l’écarlate. Sa main tenant son verre se contracta si fort que le verre éclata sous la pression et que sa main fut recouverte d’un liquide collant et sucrée : son jus d’orange. Mais pour le coup c’était bien le cadet de ses soucis.
- Vous êtes ensembles ? rugit-elle aussitôt son visage à deux centimètres de celui de l’incube qui n’en menait pas large. Comment as-tu pu osé, Sarza ? Comment as-tu pu osé prendre l’innocence de mon bébé ? Je te faisais confiance et toi tu oses abuser de mon poussin ? Tu n’es qu’un…
- Innocent lui ? Enfin Lilith, tu… commença l’incube qui trouvait que pour le coup elle n’était vraiment pas clairvoyante.
- Bien sûr qu’il était innocent ! hurla-t-elle en lui envoyant une gifle magistrale qui le fit tomber sur le sofa. C’est un enfant !
- Arrête m’man ! cria Dracula en se levant.
Il se tourna vers Sarzanel et le serra aussitôt contre lui, faisant une barrière de son corps entre son amant et la furie qui lui servait de mère de substitution.
- Ca va Sarza ? demanda-t-il, le visage enfoui dan son cou, inquiet de voir que la joue qu’avait frappé Lilith semblait gonfler.
- Oui ça va, Drake, ne t’en fais pas, le rassura l’incube d’une voix douce en caressant tendrement les cheveux blonds.
L’adolescent plongea ses yeux dans les siens pour être sûr que ses paroles étaient vraies et l’embrassa doucement sur la joue maltraitée avant de se retourner vers sa mère, furieux.
- Tu as osé frappé mon homme, celui que j’aime ! cria-t-il. Tu es vraiment méchante ! Je te déteste ! On part dès que je lui aurai administré les premiers soins !
Il se retourna vers son amant qui se tenait la joue d’une main et prit un glaçon de son jus de raisin posé sur le sofa pour le passer délicatement sur la blessure.
Lilith, déjà sous le choc en ayant vu les petits gestes tendres de son fils envers Sarzanel, sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Mé… Méchante moi ? fit-elle d’une voix tremblante.
Elle éclata en sanglot.
- Bon sang, mon bébé me déteeeesteeeee ! Il dit que je suis méchaannnteeee ! pleura-t-elle. Et en plus il s’est tourné vers les hoooommmmeessss !
Juste après cette dernière phrase, elle se rendit soudain compte de son sens.
Son instinct yaoiste reprit le dessus.
Ses larmes se tarirent aussitôt et un grand sourire illumina son visage, sous le regard inquiet de Sarzanel qui se demandait si la nouvelle finalement l’avait perturbée à tel point qu’elle changeait d’émotions aussi facilement qu’une girouette… et si elle allait bien.
- Mais c’est super, j’ai du yaoi en direct ! fit-elle gaiement. Et en plus mon poussin ne me sera pas prit par une de ces filles détestables !
Pour le coup, Dracula se retourna vers sa mère et la regarda d’un air incrédule. A présent elle paraissait… heureuse ?!
- Ca va m’man ? dit-il prudemment.
- Mais bien sûr que ça va ! fit-elle, enjouée. En fait, je vous donne même ma bénédiction !
- Lilith ? Tu es sûre de ce que tu dis ? demanda Sarzanel, un peu perturbé par le brusque changement qui s’était opéré en une fraction de secondes.
- Mais oui ! En plus, toi, je suis sûre que tu rendras mon bébé heureux, je te fais confiance. Vous mangez à la maison ce soir ?
- Euh…
- S’il vous plait, fit-elle d’une voix suppliante.
- D’accord m’man, on mange ici ce soir, répondit son fils qui ne comprenait pas tout non plus mais était ravi qu’elle ait changé d’avis.
- Oui, aucun problème, appuya Sarzanel, qui avait finalement cessé rapidement de se poser des questions et était soulagé qu’elle finisse par le prendre aussi bien.
- Génial ! J’appelle Messaline pour l’avertir de la nouvelle ! s’exclama-t-elle joyeusement en se dirigeant vers le téléphone mural près de la cheminée.
Les deux amants se regardèrent et échangèrent un sourire.
La joue de l’incube dégonflait sous le glaçon, elle était presque revenue à son format habituel.
Le glaçon venait de finir de fondre sous les doigts de Dracula, les inondant d’eau glacée, et le jeune garçon porta sa main à ses lèvres pour recueillir le liquide dans un geste innocent mais pourtant chargé de sensualité non voulue, et les suça les uns après les autres.
Comme hypnotisé, Sarzanel s’approcha doucement de sa bouche d’où coulait quelques perles cristallines, enleva les doigts des lèvres douces et tièdes de l’adolescent et les remplaça par les siennes pour un baiser langoureux et impatient.
Dracula ferma les yeux pour en profiter pleinement et noua ses bras derrière la nuque de son amant, qui lui, enlaça les hanches du plus jeune de ses bras pour le serrer étroitement contre lui.
- Quand on sera de retour à la maison, je te laisserai pas dormir cette nuit, murmura l’adolescent lorsque le plus âgé lâcha brièvement ses lèvres.
Sarzanel ne répondit qu’en l’embrassant à nouveau profondément.
- Mon cœur, on est invité chez Lilith pour manger ce soir, annonça Lucifer en entrant au salon où Satan s’occupait de ses plantes.
Il était en train de s’occuper d’une orchidée particulièrement délicate et dosait l’eau qu’il lui mettait avec précautions.
- Ah, à quelle heure ? demanda l’écarlate en sentant son cœur faire un bond dans sa poitrine lorsqu’il arriva à la juste mesure d’eau et la déversa sur la terre de l’orchidée en pot.
- Vers dix-neuf heures, elle dit qu’elle veut nous annoncer une grande nouvelle, répondit Lucifer en enlaçant les hanches de son amant par derrière avant de commencer à embrasser et mordiller son cou.
Satan se laissa aller contre lui en souriant, lâchant l’arrosoir.
- Sarzanel a du lui annoncer sa mise en couple avec Dracula, dit-il en se retournant vers le brun pour passer ses bras autour de son cou.
- Certainement, fit Lucifer dans un murmure.
Ses lèvres se saisirent de celles de Satan et ses mains puissantes descendirent vers le bas du dos de l’écarlate, ferme et bombé, le pantalon de cuir ultra-serré que Satan portait semblait plus le mettre fortement en valeur que le dissimuler. L’écarlate ne put retenir un gémissement de plaisir.
- Ca nous fait trois heures de libre avant de partir, susurra Lucifer en décollant à peine sa bouche de celle, rougie et gonflée par leur baiser, de son amant. On a le temps de faire pleins de choses en trois heures.
Il captura à nouveau les lèvres tendres et chaudes de son aimé qui enroula ses jambes autour de ses hanches et le laissa l’entraîner vers un des sofas du salon où Lucifer l’allongea avant de s’installer sur lui et de commencer à embrasser chaque parcelle visible de sa peau tendre, dans son cou, avant de reprendre ses lèvres et de commencer, lentement mais sûrement, à le déshabiller.
Oui, décidément, il y avait pleins de choses à faire en trois heures.
January 18
Salut !
Gomen pour mon absence mais avec les partiels à réviser malheureusement j'avais pas le temps de poster....
Mais je vais me rattraper, promis !
On continue avec Dracula et Sarzanel aujourd'hui (oui je les aime mes chouchous *w*).
Ou comment épuiser un incube... pauvre Sarzanel (niark)

PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°4
- Non je veux pas dormir !
- Drake… soupira Sarzanel en levant les yeux vers le plafond.
- Pas si c’est pas dans ton lit ! fit obstinément Dracula, les bras croisés sur sa poitrine et une moue butée sur les lèvres.
Dans le salon du manoir, aux tons vert et argent, les deux jeunes personnes étaient debout près de l’étroit escalier de marbre vert veiné de noir qui menait au premier étage.
Les murs de pierres de granit grises, apparentes, disparaissaient sous les tentures vert sombre bordées d’argent et la moquette qui recouvrait le sol était verte également, un vert un peu plus clair que celui des tentures.
Il y avait cinq ou six fenêtres type gothique qui laissaient passer la lueur de la Lune et des étoiles, mais la pièce était éclairée par un grand lustre en son centre, mais un lustre tout simple, loin de celui, luxueux, du salon de Satan et Lucifer, et à cela s’ajoutait le feu qui brûlait dans la cheminée, en marbre vert également, qui faisait face à l’escalier.
Un sofa vert clair et argent lui faisait face.
A l’ouest de la pièce se trouvait une télévision à écran plat, contre le mur, un autre sofa juste devant l’objet, et à côté de la télévision il y avait un bureau en bois clair avec un ordinateur dernière génération et une chaise de bureau.
A l’est, contre le mur également, se trouvait cinq bibliothèques dont les rayonnages devaient supporter une bonne centaine d’ouvrages reliés de cuir… mais l’une était complètement envahi par plusieurs collections de mangas.
Des fauteuils et des sofas, vert et argent aussi, faisaient face aux bibliothèques, trois étant regroupés autour d’une table de travail. C’était là que le jeune adolescent prenait ses cours avec Sarzanel, des cours allant de l’Histoire des Enfers à celle des Hommes en passant par toutes les matières, scientifiques, littéraires et magiques.
Mais revenons à nos deux protagonistes.
Sarzanel soupira une nouvelle fois.
C’était pas que ça le dérangeait, que son jeune amant dorme avec lui, mais quand ils étaient ensembles dans le même lit ça se finissait invariablement de la même façon : par des étreintes charnelles et passionnées tout le long de la nuit qui les laissaient à bout de souffle, et de force pour Sarzanel.
L’adolescent, lui, en revanche, était en pleine forme dès les premiers rayons du soleil et jusqu’à son coucher. Il avait besoin d’à peine trois ou quatre heures de sommeil pour récupérer, grâce à son état de vampire, mais pour l’incube c’était autre chose, il avait besoin de six ou sept heures minimum.
Or depuis une semaine qu’ils étaient ensembles, Sarzanel n’arrivait à dormir que lorsque Dracula dormait lui aussi, le reste du temps son jeune amant ne lui laissait pas un moment de répit. D’où des cernes phénoménales sous ses splendides yeux dorés que l’adolescent adorait voir voilés de plaisir ou dévorés, lorsqu’ils se posaient sur le jeune vampire, par son désir ardent de le posséder.
Mais là, le regard de l’incube était plutôt fatigué.
- Non Drake, si tu viens, je ne vais encore pas dormir de la nuit, fit Sarzanel.
- Mais je te jure que je te ferais rien !
- Tu ne peux pas t’en empêcher quand tu es près de moi, tu n’arrive pas à contrôler tes hormones, tu le sais très bien. Et moi, là, je suis à bout de force. Je suis un incube, pas un vampire. J’ai besoin de sommeil.
- J’y arriverais, je te toucherai pas !
- Tu es trop jeune pour réussir à te contenir.
- C’est faux, j’ai peut-être l’apparence d’un adolescent mais en réalité j’ai près de six cent ans, je te rappelle !
- Tu sais comme moi que tu as régressé en prenant cette apparence, une partie de ton mental a suivi ton physique, d’où la plupart de tes bêtises. Donc tes hormones sont incontrôlables, comme celles de tous les adolescents, surtout quand tu es avec moi.
- Mais c’est parce que je t’aime ! Et c’est aussi parce que je t’aime que je veux dormir avec toi !
A ces paroles, Sarzanel sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine et une douce chaleur l’envahir, qui faillit le faire céder additionné à la bouille enfantine boudeuse qu’il trouvait vraiment irrésistible, mais se reprit à temps en sentant une montée de fatigue se saisir de son corps pour le rendre lus mou qu’une guimauve et ses yeux se fermer tout seuls.
- Drake, va te coucher immédiatement dans ta chambre, c’est comme ça point. La discussion est terminée, fit-il d’un ton implacable.
L’adolescent le fusilla du regard, quand il prenait ce ton il n’y avait plus rien à faire et il le savait. Il monta l’escalier de pierre d’un pas rageur, à la fois de la colère de ne pas pouvoir dormir avec son amant, de celle de ne pas avoir réussi à le faire céder et enfin du fait que ses hormones qui s’étaient échauffées avec cette petite altercation ne pourraient être calmées de la façon dont il le souhaitait.
Il se dirigea vers sa chambre et en claqua violemment la porte derrière lui.
Même si la pièce était assez grande, aux murs crème et à la moquette blanche, elle semblait plutôt petite. Cela était du au fait que son sol disparaissait sous les pochettes de jeux vidéos, les boîtes de DVDs, les mangas et aussi une boîte de chocolats – assortiment noir, blanc, au lait – ouverte sur la table de chevet près du cercueil au centre de la pièce.
Il y avait également là une télévision sur le mur de gauche où étaient branchés plusieurs consoles vidéos récentes, et un bureau avec un second ordinateur contre le mur de droite, à côté de laquelle un paquet de bonbons à la rose et à la violette avait déjà perdu les trois quarts de son contenu.
Une chambre d’adolescent des plus communes.
Les yeux de Dracula, qui malgré la nuit environnante n’avait pas allumé la lumière, tombèrent aussitôt sur son cercueil ouvert qui semblait l’attendre. Son cercueil qui ne pouvait accueillir qu’une seule personne et dont il ne supportait soudain plus la vue.
- Non je dormirai pas ici, pas dans cette boîte, décida-t-il entre ses dents serrés.
Il prit une couverture et se coucha sur la chauffeuse qui se trouvait dans un coin de la pièce en se pelotonnant et en ramenant ses genoux contre son buste. Mais même si il avait un peu plus chaud comme ça, ça ne remplaçait pas la chaleur du corps de son amant…
- Sarza… murmura-t-il.
Couché dans son grand lit double à baldaquin en voile bleu clair, assortis aux draps de soie plus sombres, à la peinture bleu pâle des murs et à la moquette blanche teintée d’argent ici et là, Sarzanel n’arrivait pas à dormir, il se tournait et se retournait sans cesse.
Pourtant la fatigue l’avait complètement envahi depuis longtemps, mais le sommeil le fuyait. Il avait comme la sensation que quelque chose lui manquait et qu’il ne trouverait pas le sommeil avant d’avoir trouvé ce qu’était cette chose.
A moins… à moins que ça soit quelqu’un qui lui manquait… un petit être chaud et doux, parfois plus capricieux que Satan lui-même, plus malicieux qu’une bande de démons farceurs, plus vif que le vent mais aussi plus adorable et attendrissant que le plus pur des anges.
Son Dracula.
Non décidément, dormir sans lui était devenu impossible.
Alors qu’il s’apprêtait à sortir de son lit pour aller s’excuser auprès de l’adolescent et lui demander de finalement venir dormir avec lui, il vit la porte de sa chambre s’ouvrir légèrement pour laisser passer une silhouette vêtue d’un simple bas de pyjama noir en soie qu’il reconnut immédiatement.
Les rayons lunaires faisaient briller ses trois piercings à l’oreille gauche, celui de son arcade sourcilière gauche, ainsi que la fine chaîne d’argent supportant un médaillon celtique qu’il portait sans arrêt et tombaient, pour le faire ressortir, sur le tatouage de rune celtique qu’il portait sur l’épaule droite, aussi noir que sa peau était blanche et laiteuse.
Sarzanel eut un sourire attendri en le voyant se faufiler dans son lit pour se blottir contre lui et enserrer de ses bras fins sa taille. Il lui rendit son étreinte en le serrant plus étroitement contre lui, une main autour de ses hanches, l’autre dans les cheveux blonds, et le visage du vampire vint se lover contre sa poitrine.
- C’est mieux comme ça, murmura Dracula.
- Oui c’est vrai, répondit Sarzanel dans un sourire doux, le nez enfoui dans la chevelure de lin.
A ce moment-là, il sentit une petite main quitter sa taille pour aller caresser doucement son torse, d’une manière pas du tout innocente, sur sa peau hâlée, tiède et douce tendue sur ses abdominaux bien dessinés, avant de remonter tendrement vers ses pectoraux, lui provoquant un frisson d’excitation involontaire.
- Pas plus d’une fois, Drake, après on dort, fit l’incube de sa voix rauque de désir.
- Promis, répondit le vampire dans un souffle chaud, déjà empli d’anticipation, et avec un petit sourire victorieux aux lèvres qu’il ne put retenir.
Le jour où Sarzanel lui résisterait n’était pas près d’arriver. Et demain il revendrait son cercueil.
Lucifer regarda tendrement le visage opalin de son amant, blotti dans le creux de son cou, les yeux clos, alors que l’un des bras de celui éveillé enlaçait avec amour les épaules de l’écarlate.
Ils étaient sur le sofa, devant la télévision où passait un film d’aventure qui durait environ deux heures. Mais dès la première demi-heure, Satan s’était endormi tout contre Lucifer, comme à son habitude, tandis que le brun, de son bras libre, caressait avec tendresse la joue douce de l’endormi.
Son souffle tiède et régulier chatouillait agréablement la peau caramel du brun, qui ne pouvait s’empêcher d’apprécier cette caresse… qui l’excitait assez fortement en même temps. De toute manière, le seul fait de tenir Satan dans ses bras lui donnait envie de lui, qu’il soit habillé ou torse nu – comme maintenant – ou totalement nu.
Lucifer décida de le laisser dormir jusqu’à la fin du film. Après… le brun eut un sourire pervers.
Le film se termina quelques instants plus tard.
Lucifer éteignit la télévision avec la télécommande et reporta son attention sur son amant. Une lueur lubrique vit le jour dans ses yeux.
Il se saisit délicatement de l’écarlate et le plaqua contre lui, un bras passé dans son dos, l’autre sous ses genoux, pour le porter comme une princesse jusqu’à leur chambre.
Là, il l’allongea sur leur lit aux draps fins avec délicatesse et s’allongea au-dessus de lui. Ses mains se promenèrent aussitôt sur le torse d’albâtre pour en dessiner le moindre relief.
Satan sentit ces douces caresses dans son sommeil et émergea un peu.
Il était encore dans le brouillard post-sommeil profond et ne ressentait que la sensation de ces doigts légers caressant sa peau et son corps, il ne distinguait pas vraiment ce qui l’entourait.
Lucifer l’embrassa alors langoureusement tout en glissant ses mains sous le léger bas de pyjama avant de le faire descendre doucement le long des jambes fines.
Cela eut pour mérite de réveiller complètement Satan.
- Tu es incorrigible, mon amour, sourit-il en passant ses bras derrière la nuque de son amant.
- C’est de ta faute, c’est toi qui me rend fou, répliqua le brun en lui ravissant ses lèvres une fois de plus, ses mains gâtant le creux des hanches de l’écarlate.
Le gémissement de plaisir de Satan fut aussitôt étouffé par les lèvres de son amant plaquées contre les siennes.
- Je dois travailler demain, haleta l’écarlate lorsque le brun voulut bien le laisser respirer une fraction de seconde.
- Moi aussi, répondit Lucifer dans un souffle avant de replonger pour capturer sa bouche.
- Je dois pouvoir marcher, tenta de protester l’écarlate la respiration affolée quand Lucifer laissa ses lèvres douces pour s’attaquer à son cou.
- Ca tu verras demain, répliqua brièvement son amant avant de reprendre ses baisers et ses suçons sur la peau tendre qui s’offrait à lui.
Ce qui signifiait qu’il avait bien l’intention de l’aimer toute la nuit. Et qu’il ne pourrait vraisemblablement pas marcher demain.
January 02
Salut à tous et BONNE ANNEE même si c'est en retard !!!!!!!!!
Désolée je devais faire lire ce texte à quelqu'un avant de le mettre ici et elle était en vacances ^^
Plein de bonheur à tous, et attention aux bonnes résolutions de 2 jours ^^ !
Et pour bien commencer 2009 quoi de mieux qu'un petit tour en Enfer ? ^^ Avec un nouveau couple yaoi qui sera sans doute aussi récurrent que Satan et Lucifer ^^
Re BONNE ANNEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°3
- Mais Sarzanel, j’ai le droit à un peu de repos !
- Vous en avez eu l’autorisation Seigneur Dracula ? fit d’un air sévère l’incube.
Le vampire fit sa moue boudeuse habituelle.
Il avait pris l’apparence d’un adolescent jeune, aux cheveux de lin courts en bataille et aux yeux gris argenté à l’iris cerclée de rouge.
Son visage était celui d’un adolescent portant encore quelques rondeurs de l’enfance, à la peau pâle et lisse, aux lèvres pâles mais charnues et légèrement rosées et ses canines ne se voyaient pas, sauf lorsqu’il ouvrait la bouche.
Et là encore, elles ne paraissaient pas très différentes de celles des Humains, juste plus pointues mais ça s’arrêtait là.
Il était vêtu d’une combinaison en cuir noir souple près de son corps fin et ferme, il avait renoncé à son vieux pourpoint pourpre quelques années plus tôt, et d’une cape qui lui arrivait aux pieds, noire en satin et fermée par des agrafes argentées.
- Ca fait trois mois que je suis sur Terre, j’en ai assez, bouda-t-il en croisant les bras sur sa poitrine comme un enfant faisant un caprice. Sarzanel, s’il te plait, supplia-t-il en regardant l’incube avec de grands yeux éplorés.
- Seigneur Dracula, soupira Sarzanel, en se sentant faiblir.
Quand le vampire lui faisait ces yeux de petit garçon triste, il n’arrivait pas à lui refuser la moindre chose, il se sentait fondre malgré lui et toute son autorité et ses résolutions s’effondrait.
- Lilith ne va pas être contente, tenta-t-il quand même.
- Sarzanel… fit Dracula d’une petite voix en s’approchant de lui pour s’agripper de ses petites mains à son débardeur.
L’incube ferma les yeux mais c’était trop tard, il savait qu’il allait céder.
A ses suppliques tout d’abord, qui s’écoulait de cette bouche adorable aux lèvres sans doute tendres et tièdes qui se trouvaient à quelques millimètres des siennes, légèrement humides, qu’il avait envie de goûter encore et encore depuis des mois.
Au désir de sentir ce corps chaud et sensuel contre le sien ensuite en l’enlaçant de ses bras pour le serrer contre lui.
Et enfin à l’appel muet mais pressant de ses hormones qu’il n’arrivait pas à contrôler quand Dracula était près de lui, et ce manque de contrôle se faisait de pire en pire depuis quelques mois, en plus...
Sans pouvoir s’en empêcher, il ouvrit les yeux et baissa brusquement son visage à la hauteur du vampire, quelques centimètres plus bas que son visage à lui, pour poser ses lèvres sur les siennes avec douceur et tendresse.
Par Satan c’était tellement bon et agréable ! Il attendait ça depuis si longtemps, les lèvres du vampire avait une sublime saveur de paradis interdit et dangereux.
Dracula ouvrit des yeux ronds, il ne s’attendait certainement pas à ça de la part de son incube favori mais c’était plutôt agréable, la texture onctueuse des lèvres de Sarzanel et leur goût acidulé se mariait bien avec celui des siennes, qu’il savait fruitées et sucrées pour y passer la langue constamment pour les humidifier.
Et puis il attendait ça depuis des mois… il était tombé amoureux de Sarzanel depuis assez longtemps mais jamais il n’aurait pensé que c’était réciproque… même si avec le coup des phéromones vampires qui comme par hasard depuis quelques mois se déclenchaient exactement au moment où Sarzanel était près de lui il essayait de lui faire comprendre à quel point il s’intéressait à son cher tuteur…
Alors le vampire ferma les yeux et noua ses bras autour du cou de l’incube, plongeant ses doigts dans la longue chevelure douce d’ébène de Sarzanel.
Agréablement surpris, l’incube ferma à son tour les yeux et une de ses mains remonta vers la joue d’albâtre de l’adolescent-vampire tandis que l’autre s’enroula autour de sa taille.
La langue curieuse de Dracula taquina timidement la lèvre inférieure de Sarzanel pour lui demander d’approfondir le baiser et l’incube entrouvrit les lèvres pour lui permettre d’entrer chercher la sienne.
Ils mêlèrent leurs muscles avec sensualité, avec une passion ardente et surtout avec une soif torride trop longtemps retenu de goûter à l’autre.
Sarzanel était en effet celui qui prenait soin comme un tuteur de Dracula depuis qu’il avait été envoyé aux Enfers par un mortel du XIXème siècle.
Le vampire s’était fait très vite au monde souterrain, il avait demandé très rapidement à Satan et Lucifer la permission de se faire bâtir un manoir et avait prit aussitôt l’apparence qu’il avait à quatorze ans, qu’il affectionnait par-dessus tout.
Mais en faisant cela il avait aussi retrouvé le caractère capricieux et espiègle qu’il avait à cet âge.
Donc du coup, il avait fait de grosses bêtises, dont par exemple l’explosion de tous les volcans du monde souterrain d’un coup en jouant avec les allumettes et un litre de souffre en poudre dans un cratère parce qu’il voulait « savoir comment ça prenait feu, les allumettes » et « étudier le parcours de la lave en fusion », avait aussi provoqué un raz-de-marée sur toute une partie du territoire des Enfers parce qu’il voulait une piscine immense dans son jardin, avec toboggan évidement et bien d’autres choses encore.
Mais la pire fut quand il avait osé couper les cheveux de Messaline durant son sommeil, elle avait été dans une rage folle au réveil.
Lilith avait donc décidé d’octroyer un tuteur à Dracula pour éviter que ce genre de choses ne se reproduise. Et Sarzanel, l’un de ses incubes familiers qu’elle considérait comme un véritable ami, avait été choisi.
Leur cohabitation avait d’abord été très difficile mais peu à peu le vampire et l’incube s’était rapprochés et vivaient à présent dans une relative harmonie, Sarzanel réussissant en général à imposer autoritairement ce qu’il fallait faire ou ne pas faire à Dracula, et ils partageaient le sang quand Dracula avait vraiment soif.
Et au fur et à mesure des années, ils étaient tombés amoureux, sans savoir si l’autre l’était également.
Et là… à présent ils s’étaient vraiment rapprochés et Dracula et Sarzanel avaient compris que l’objet de leur désir répondait au leur, à tel point qu’ils en étaient à s’embrasser à perdre haleine sans vouloir s’arrêter.
- Sarzanel, un tuteur n’a pas le droit d’avoir une relation intime avec son élève, haleta Dracula d’un air malicieux lorsqu’ils se séparèrent à bout de souffle. Et en plus avec un mineur.
- Aux Enfers c’est permis, répliqua entre deux halètements Sarzanel. . Et par rapport à ta minorité, malgré ton apparence, tu es plus vieux que moi de quelques centaines d’années. Et puis un élève doit toujours obéir à son maître.
Dracula eut un rire clair.
- Alors il faut que je t’obéisse, fit-il avec espièglerie.
- Exactement.
L’incube plongea à nouveau pour dévorer les lèvres de son élève et à présent amant dans un baiser torride et possessif.
Satan, une simple serviette autour du bassin, eut un petit rire devant le miroir magique qui montrait Dracula et Sarzanel à présent dans la chambre du tuteur et qui s’apprêtaient vraisemblablement à s’explorer mutuellement et beaucoup plus intimement puisqu’ils ne portaient plus aucun vêtements et se caressaient sur le grand lit à baldaquin, Sarzanel allongé sur le vampire et goûtant la moindre parcelle de la peau d’opale avec sa bouche, tandis que Dracula, les doigts plongés dans la rivière brune de la chevelure de l’incube, gémissait sous ses assauts.
- Satan, arrête de jouer au voyeur, fit de sa voix chaude Lucifer, une serviette autour de la taille, en entrant dans la chambre pour se poster juste derrière lui.
- Je peux bien m’amuser un peu, fit l’écarlate en effleurant le miroir pour faire disparaitre l’image. Et puis je t’avais dit que j’arriverai à les mettre ensembles.
- Oui je sais tu es un marieur hors pair, tu adores que ton second travail se termine bien, et plus encore si tu peux suivre le résultat en direct. Sauf que le bain refroidit, mon amour, répliqua le brun d’une voix soudain chargée de sous-entendus.
Satan se retourna vers lui, un sourire lubrique aux lèvres, et l’embrassa langoureusement, faisant monter la température de leurs deux corps de plusieurs degrés.
- Qu’est-ce qu’on attend pour y aller alors ? fit-il d’un ton mutin avant de se pendre à nouveau à ses lèvres.
Lucifer eut un grognement, leurs langues se mêlèrent et il le saisit par les hanches pour l’emporter vers la salle de bain.
December 28
Salut à tous !
Et me revoilà avec une seconde vignette consacrée aux Enfers !
J'y peux rien, je les aime beaucoup ces démons. Donc là, par contre, il y a un spoil sur le dernier chapitre dessiné par Nitta Youka du manga Haru wo Daiteita, une fin TEMPORAIRE (ça vaudrait mieux pour elle sinon...). Et on découvre que nos démons préférés sont malgré tout trrrrèèèès sensibles.
Disclaimer : le manga Haru wo Daiteita appartient à Nitta Youka, Iwaki et Kato aussi. Pitié que la suite arrive vite !
Ce texte contient des relations homosexuelles entre hommes, homophobes fermez la page.
PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°2
- NON !!!!!!!!!!!!!!!!!
En entendant ce cri venant du salon où se trouvait Satan, Lucifer sursauta, lâcha sa serviette blanche avec laquelle il allait s’essuyer, laissant les gouttelettes d’eau fraîche rouler sur sa peau et courut hors de la salle de bain, en marbre noir et à la tuyauterie d’or, à perdre haleine pour faire irruption dans le salon rouge, orange et or.
Les murs et les fenêtres de la pièce de taille moyenne disparaissaient sous les lourdes tentures de velours rouge et orange brodées d’or, et le sol au plancher sombre sous les tapis écarlates et doré. Elle était meublée de plusieurs fauteuils et sofas moelleux ainsi que de coussins douillets jetés à même le sol, toujours dans les tons chauds du salon, et un grand lustre de cristal l’illuminait, supportant plusieurs dizaines de bougies.
Plusieurs plantes en pot, vertes ou à fleurs, se trouvaient posées un peu partout, dans les coins, près des fauteuils… Satan adorait s’en occuper et quiconque les bousculait ou les renversait subissait de sa part une fureur incroyable.
La cheminée monumentale en pierre sculptée sur le mur de droite, éteinte – il faisait trop chaud aux Enfers en été pour allumer un feu – faisait face à un sofa dont elle était séparée par un échiquier d’ébène et deux fauteuils confortables.
Toutes les figurines de cet échiquier étaient en plâtre, sculptées à l’image d’Humains et peintes avec la plus grande précision.
C’était le hobby de Lucifer, ces petites figurines et les maquettes. Il y avait toute une salle de l’étage réservée exclusivement à ces mondes miniatures, qui pouvaient représenter des scènes de la Terre, des Enfers ou du Paradis, ou bien des monuments, ou encore des scènes historiques de batailles.
Devant le mur de gauche, en face de la cheminée, était placé une immense télévision noire à écran plat éteinte.
Lucifer vit Satan recroquevillé dans un sofa de velours rouge, devant la télé, le dernier tome du manga qu’il suivait à quelques mètres de lui, sur le sol près de l’un des pieds de la table basse chauffante qui se trouvait entre la télévision et le sofa, le visage dans les mains comme s’il pleurait. Non, il pleurait, puisque ses épaules tremblaient.
- Qu’est-ce qu’il se passe, mon cœur ? fit Lucifer, inquiet, en s’approchant rapidement de lui avant de s’asseoir et de le prendre dans les bras pour le serrer contre lui.
- C’est… c’est Iwaki… sanglota Satan en s’accrochant désespérément à lui, le visage enfoui dans le creux de son cou déjà trempé qu’il inondait de plus belle de larmes.
C’était l’un des personnages principaux du manga yaoi, Haru wo Daiteita, qu’il suivait depuis plusieurs années, dont la créatrice, Nitta Youka, venait de décider de faire une pause indéfinie sans avoir prévu la fin définitive de sa série.
Lucifer soupira et glissa une main dans les douces mèches écarlates.
- Qu’est-ce que Nitta Youka a inventé pour lui ? demanda-t-il.
- Elle… elle… elle l’a tuééééééééé, cria Satan en pleurant de plus belle.
- Comment ça ?
- Il.. il sort de la cérémonie des Japan Awards… et le fils du directeur lui tire dessuuuuuuus !!!!!!!!!!!
Ah oui, c’était plutôt embêtant. Lucifer lui-même aimait bien cette série, et cette fin ne lui allait pas du tout non plus.
En plus c’était lui qui lui avait offert ce dernier tome et que son cadeau fasse pleurer son amant, c’était le comble.
- Mais est-ce qu’on voit son corps ? demanda le brun.
- Non… mais on entend Kato crier « Iwaki » très fort…
- Et on le voit se jeter sur lui ou quelque chose comme ça ?
- Non…
- Bon alors il est peut-être pas mort. Et est-ce qu’il y a marqué « à suivre » ?
- Oui…
- Alors il est certainement pas mort, crois-moi.
- Tu… tu crois ? fit Satan d’une toute petite voix en levant son visage inondé de larmes vers son amant.
- J’en suis sûr, fit d’un air décidé Lucifer.
Il recueillit de ses lèvres les perles salées qui roulaient sur les joues de l’écarlate avant de l’embrasser à pleine bouche, lui donnant un baiser torride.
- Ca va mieux ? lui demanda-t-il tendrement lorsque leurs lèvres douces se séparèrent.
Satan fit « oui » de la tête.
- Merci mon amour, répondit-il avec tendresse.
Lucifer se sentit fondre sous le surnom.
Déjà, l’attitude sans défense, désemparée et vulnérable de Satan qui se réfugiait contre lui, son corps brûlant contre le sien, pour lui demander de l’apaiser, allumait en Lucifer une forte envie de le protéger et de le consoler, de lui rendre son sourire.
Et surtout de le posséder, là, maintenant, tout de suite, pour le réconforter et effacer toute trace de chagrin sur son visage… mais surtout pour calmer son bas-ventre que le contact entre son corps nu, cuivré et musclé à la peau douce, et celui, tout aussi nu mais nacré, fin mais ferme et semblable à de la soie, de Satan, mettait en feu.
- Et puis nous enverrons un démon à Nitta Youka pour l’obliger à reprendre sa série, d’accord ? fit Lucifer avec douceur.
- D’accord, répondit Satan.
- Bon maintenant passons à des choses plus intéressantes…
- Que…
Satan n’eut pas le temps de continuer sa phrase, Lucifer l’avait fait basculer sur le dos, sur le sofa, bloquant ses jambes des siennes et entrecroisant leurs doigts fins alors que sa bouche se posait sur la sienne et que sa langue allait chercher celle de Satan pour un baiser assoiffé, débordant de désir et de passion, ardent et possessif auquel l’écarlate répondit avec la même ardeur.
- NON !!!!! ELLE A PAS OSE !!!!!!!!!!!!!!! hurla Lilith en faisant tomber son paquet de pop-corn par terre sur la moquette mauve.
- C’EST PAS POSSIBLE !!!!!!!!!!! cria Messaline en se levant d’un bon du sofa vert et rose, le manga qu’elles lisaient à deux tombant de ses mains, les poings serrés de colère et des larmes naissantes dans les yeux. IWAKI !!!!!!!!!!!!!!!!
Les deux jeunes femmes étaient chez Lilith, dans son salon aux tons vert, rose et mauve, pour lire le dernier tome paru de leur manga favori. Et la fin temporaire ne leur allait pas du tout non plus.
- JE VAIS LUI ENVOYER DRACULA! tempêta Lilith. NITTA YOUKA TU T’EN TIRERA PAS COMME CA !
- IWAKIIIIIIIII ! sanglota Messaline, en se saisissant de la boîte de mouchoirs en papier posée sur la table basse chauffante près du sofa pour essuyer ses larmes et se moucher violemment.
- SARZANEL ! appela Lilith.
Un incube beau comme un dieu apparut aussitôt devant elle, avec de longs cheveux d’ébène et un teint doré, parfait, assorti à ses yeux mordorés, et un corps d’athlète grec. Il portait un débardeur noir avec le symbole d’une flamme dorée et un bas noir en cuir moulant.
.
- Oui maîtresse ? demanda-t-il d’une voix suave.
- Va réveiller le seigneur Dracula, dis-lui d’aller au Japon chez la mangaka Nitta Youka et de lui faire une peur bleue, qu’il revienne chaque nuit tant qu’elle ne se remet pas au travail sur le manga Haru wo Daiteita, mais qu’il ne la morde pas, interdiction complète de la toucher ou de la goûter. D’accord ?
- Bien maîtresse.
L’incube disparut aussitôt.
- Là, fit Lilith d’un air satisfait. Allons, Line, je suis sûre que bientôt nous aurons la suite.
- Mais si Iwaki est mort…
- Il n’est pas mort, sinon il n’y aurait pas marqué « à suivre ». Allez, remets-toi Line.
La rousse hocha la tête et se moucha à nouveau.
- Tu veux dormir ici ce soir ? lui demanda Lilith.
- Oui, fit Messaline d’une voix désespérée.
Elle se rassit près de Lilith, ses doigts tordant nerveusement l’un des mouchoirs utilisés pour éponger ses larmes et commençant à le déchirer en minuscules morceaux sans contrôler ses gestes saccadés, et son amie entoura d’un bras réconfortant ses épaules.
- Allez… tu veux qu’on relise « Cut » ? proposa-t-elle.
- Non, je veux plus lire de mangas ce soir, répondit d’une voix tremblante Messaline.
- Alors on va se regarder un film sympa, d’accord ? fit Lilith.
- Final Fantasy VII : Advent Children ? demanda Messaline.
- Mais tu risques de pleurer à la mort de Kadaj…
- Le Seigneur des Anneaux II alors ?
- D’accord je mets ça de suite.
Elles passèrent le reste de la soirée devant le film, à essayer d’oublier le sort d’Iwaki en gagatisant sur Aragorn et Legolas, avant d’aller sur l’ordinateur dernière génération de Lilith – flambant neuf, en provenance directe du constructeur enférien, bien plus avancé et efficace que n’importe quel constructeur terrestre d’informatique – qui se trouvait dans sa chambre pour y lire des fanfictions yaoi ayant pour personnages Aragorn et Legolas – et oui, même dans le monde souterrain il y a Internet et fanfiction.net, heureusement.
On se console comme on peut.
- Comment ça pas la goûter ou la toucher ? Je peux même pas un peu ? Un tout petit peu ? Juste une goutte de sang…. supplia Dracula qui venait d’être sortit de son cercueil sans ménagement et se préparait à partir après avoir entendu en quoi consistait sa mission.
- Non ! fit fermement Sarzanel.
- Mais s’il te plait !
- Non c’est non !
- Le sang humain me manque tellement… il est si délicieux... surtout celui des femmes...
- Ca suffit Seigneur Dracula !
Le vampire fit une moue boudeuse mais partit de la pièce de son palais où il passait tout son temps dans un froissement de sa cape noir, se transformant en sa chauve-souris fétiche pour franchir la porte d’entrée de sa demeure et se diriger vers la sortie des Enfers.
Sarzanel était l’un des rares incubes à avoir un minimum d’autorité sur lui, d’où la raison pour laquelle Lilith l’avait choisi pour cette mission.
L’incube soupira.
- Quel travail, ces démons capricieux…
December 24
Salut !
Et oui, petit cadeau, un spécial Noël. Un Sasunaru avec un ShikaKiba et... un dernier couple surprise que j'adore. C'est un OS tout mimi, tout guimauveux...
Je crois que l'esprit de Noël a déteint sur moi...
Joyeux Noël à tous !
Disclaimer : Aucun personnage ne m'appartient, tous sont à Masashi Kishimoto.... c'est pas juste ! En plus il fait que les tuer.... Sadique !
Ce texte contient des relations homosexuelles entre hommes, homophobes passez votre chemin
Contexte : Sasuke est revenu au village durant la guerre, il a trahi son alliance avec Orochimaru pour Naruto. A la fin de la guerre, lui et Naruto sont partis de Konoha.
Noël de glace
C’était Noël.
Une neige épaisse et douce recouvrait une petite maisonnette au milieu d’une forêt de sapin.
Un maisonnette en bois, dont les fenêtres étaient éclairées et la cheminée en pierre fumait.
A l’intérieur, dans un salon petit mais meublé avec goût, face aux hautes flammes qui s’élevaient dans l’âtre près duquel était décoré un haut sapin, et qui réchauffaient la pièce, étaient installés deux jeunes garçons d’une vingtaine d’années, blottis l’un contre l’autre dans un canapé légèrement orangé.
L’un était brun, les cheveux longs coiffés en une fine tresse, les traits délicats et beau, androgynes, la peau d’une blancheur diaphane et deux yeux d’un noir d’encre mais laissant passer chaleur et douceur lorsqu’il les posait sur son compagnon.
Celui-ci, aux cheveux d’un blond doré mi-long qui lui tombaient sur les épaules et dont quelques mèches décolorés retombaient sur le front, avait un visage masculin aux traits réguliers mais fins, volontaires, très beaux également, avec trois cicatrices fines horizontales sur chacune de ses joues à la peau hâlée et illuminé par deux grandes orbes où se mêlaient plusieurs nuances de bleus.
Le blond avait le visage tendrement posé dans le creux du cou du brun qui déposait de légers baisers sur son front et un bras passée sur ses épaules pour le garder contre lui.
Son autre main, longue et fine mais puissante, chaude et soyeuse malgré une légère rugosité, avait saisi celle à la peau douce et brunie pour la caresser doucement de la pulpe de son pouce.
Le blond, de sa main libre, tenait une tasse de chocolat chaud qu’il partageait à intervalle régulier avec son amant.
- Notre premier Noël hors du village, commenta le blond avec un sourire éclatant à son compagnon.
- Mais certainement pas le dernier, dit le brun. Tu es sûr de toi au fait, Naruto ? Tu ne veux plus y retourner ?
- Certain, Sasuke. Je veux rester ici avec toi, shibo-chan, répondit d’un air déterminé Naruto.
- Tenshi, sourit doucement Sasuke.
Naruto adorait ces sourires qu’il ne laissait voir qu’à lui. Le côté tendre, doux et attentionné de Sasuke lui était réservé exclusivement, personne ne savait qu’il pouvait être ainsi. C’était son Sasuke à lui, uniquement, ce côté-là et il comptait bien rester le seul à le connaître sous cet angle pendant encore deux ou trois millénaires. Au minimum.
- Mais si toi tu veux qu’on y retourne, continua Naruto en le regardant tendrement. Après tout tu as été réintégré au village il y a seulement quelques mois par Shikamaru, le Hokage de transition après que Tsunade ait pris sa retraite …
- J’ai trop de mauvais souvenirs là-bas, les seuls bons sont ceux que j’ai avec toi.
Naruto eut un grand sourire lumineux et l’embrassa, faisant passer dans ce baiser tout l’amour qu’il pouvait lui porter.
- Mais toi Naruto, tu es sûr d’avoir bien fait de démissionner ? s’enquit Sasuke lorsque leurs lèvres se quittèrent. Ca ne va pas te faire trop vide ? Et ton rêve de devenir Hokage…
- Ca fait longtemps que ce rêve a été remplacé par celui de pouvoir passer ma vie avec toi à mes côtés, sourit Naruto. Et puis être ninja… j’ai vu tellement de morts, j’ai tué tellement de personnes… J’ai été toujours tellement détesté par les adultes de Konoha… je suis mieux ici, sans soucis, avec toi près de moi. Et Shikamaru fera un parfait Hokage, je pense.
Sasuke caressa tendrement la joue de Naruto en laissant la main qu’il tenait.
Son amant plongea ses océans bleus dans ses perles d’ébènes, et Sasuke posa avec douceur ses lèvres pâles sur celles rosées de son compagnon de vie. Le blond noua ses bras derrière la nuque opaline pour approfondir le baiser qui se fit plus intime, langoureux et sensuel, rempli d’un amour qui venait du fond de leurs âmes.
Oui, il était temps de changer de vie. Pour une autre, sans danger, où ils ne se lèveraient pas tous les matins avec la peur de ne pas voir le soir arriver, de ne pas avoir à subir la perte de l’autre.
Et tandis qu’ils s’embrassaient encore voluptueusement et que leurs caresses se faisaient de plus en plus impudiques, la neige tombait, comme pour effacer leur existence passée et leur permettre de tout recommencer à nouveau.
Loin de là, à Konoha, un jeune homme aux cheveux châtains et aux joues ornés de triangles rouges attendait l’homme de son cœur en faisant les cent pas dans un salon joliment décoré aux couleurs rouges et or de Noël.
Son chien était allongé paresseusement sur un tapis face à la cheminée blanche et rêvassait devant le feu orangé.
- Bon sang mais qu’est-ce qu’il fait ! éclata soudain le jeune homme en regardant sa montre, les sourcils froncés. Il devrait être là depuis une demi-heure !
Akamaru poussa un bref aboiement pour lui montrer son soutien.
Alors que Kiba allait éclater en imprécations contre son petit ami qui trainait toujours au travail même le soir de Noël, la porte de l’habitation s’ouvrit sur un Shikamaru aux traits tirés – il n’avait pas pu faire ses trois heures de sieste quotidienne, fallait que ça ait des répercussion – la porte se ferma et Kiba se jeta alors à son cou pour l’embrasser avec sa fougue habituelle.
Shikamaru, d’abord un peu réticent – il venait de travailler huit heures non stop – céda finalement et enlaça Kiba pour répondre à son baiser tout aussi passionnément.
Il lui avait manqué, son amoureux.
- Tadaima, haleta Shikamaru quand Kiba et lui, à bout de souffle, cessèrent leur baiser ardent.
- Okaeri, sourit tendrement Kiba.
Le jeune maitre-chien déposa à nouveau ses lèvres sur celle de son Hokage personnel.
Quelque part, dans un monde de pureté et d’amour, un jeune adolescent d’une douzaine d’années à la peau diaphane et aux longs cheveux noirs brillants observait affectueusement Sasuke et Naruto, en pleins ébats.
Un colosse à la peau brunie par le soleil, aux cheveux bruns courts en bataille et aux yeux bleus clairs enlaça ses épaules par-derrière, embrassant amoureusement la joue douce et claire à la peau tiède du jeune garçon, en se baissant un peu.
- Je t’avais dit qu’ils étaient faits pour être ensembles, Zabuza, dit doucement l’adolescent d’une voix cristalline.
- Tu avais raison, Haku, comme toujours, répondit l’adulte de sa voix profonde, grave et chaude.
Haku eut un rire léger et se retourna vers lui.
Il sentit les lèvres douces, au goût salé de la mer, se poser sur les siennes avec tendresse et amour tandis que deux mains puissantes le saisissaient aux hanches pour le coller contre le corps musclé du mercenaire. Une langue impérieuse s’infiltra dans sa bouche et trouva la sienne qu’elle caressa doucement.
Un démon amoureux d’un ange… qui avait eu le droit de partir au paradis avec lui. Pour être unis l’un à l’autre à jamais.
Naruto : Shikamaru est HOKAGE ??????
Sillia : Oui
Naruto : Mais... mais non !
Sillia : Mais si !
Shikamaru qui lève les yeux au ciel : Pourquoi moi ? Galère...
Sillia avec un grand sourire : Parce que j'adore t'embêter ! C'est l'amour vache !
Naruto : Et... et moi alors ?
Sillia : Toi tu as Sasuke. C'est mieux qu'être Hokage non ?
Naruto pensif : Euh...
Sasuke arrive et lui jette un regard noir : Comment ça tu préfères être Hokage qu'être avec moi ?
Naruto qui se reprend aussitôt : Non non non pas du tout ! Tout compte fait c'est mieux que je t'ai toi !
Sasuke calmé devant Naruto qui lui a sauté dans les bras : Je préfère ça.
Sillia alors que Sasuke et Naruto commencent à s'embrasser : Bon au moins avec eux problème réglé. Shikamaru un commentaire ?
Shikamaru qui baisse les yeux devant l'aura noir qui entoure Sillia : Non je vais voir Kiba. Galère les filles...
Sillia : Parfait. Non mais, c'est pas parce que c'est Noël qu'ils ont le droit de protester !
Haku avec un joli sourire, dans les bras de Zabuza : Nous on n'a rien dit.
Sillia avec un grand sourire aussi : C'est parce que tu es un ange !
December 23
Salut à tous !
Non je ne suis pas morte ^^ mais j'ai pas pu tenir ce blog à jour, gomen, j'ai eu pas mal de boulot ces derniers temps, et Louis XIV et la Grèce Antique m'ont tenu la jambe pendant ces deux dernières semaines XD.
Aujourd'hui, un petit texte sur le couple Satan Lucifer, je les adore, on peut tout se permetttre avec eux. C'est à mettre en parallèle avec l'Hiver 2050, et je pense que je vais faire pas mal de textes sur ce couple mais aussi sur d'autres personnalités des Enfers, à découvrir dans cette histoire.
J'ai utilisé pas mal d'humour noir aussi, ne vous en formalisez pas.
Voilà, place au texte.
Ce texte contient des relations amoureuses entre hommes, homophobes passez votre chemin
PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°1
- ABRUTI !
- Oh non, encore, soupira, las, une jeune femme brune allongée dans un hamac tendu entre deux grands palmiers sur la plage de sable fin et doré, qui laissa son regard se perdre sur le palais au loin.
- Oui, encore, Lilith, soupira une autre, allongée sur une serviette, des lunettes de soleil sur le nez, en train de lire un livre, ses cheveux de flamme retenues en arrière par un élastique.
- Messaline, j’en ai plus qu’assez, se plaignit Lilith. En plus ils font peur aux incubes, continua-t-elle en regardant les démons les plus sexys du monde souterrain qui avaient cessé de jouer au volley regarder le même palais avec inquiétude.
- CRETIN ! hurla alors de là-bas à nouveau la voix que tous reconnurent.
Suivirent un, puis deux, puis trois bruits de porcelaine cassée.
Depuis plusieurs minutes déjà, une partie bien précise de l’Enfer résonnait de hurlements de colère et de bruits de vaisselles ou de statuettes cassées, lancées contre les murs du palais de pierres blanches à grandes fenêtres et au toit d’ardoises, placé dans un jardin de plusieurs hectares parfaitement entretenu, qui se trouvait sur la seule et unique île du monde souterrain, séparée du reste du territoire par une mer turquoise. La seule façon d’y parvenir était en bateau, et encore il fallait avoir la permission des souverains sinon ledit bateau n’atteignait jamais son but.
Mais revenons-en à la dispute intense qui se déroulait au palais.
La dispute avait même réveillé Belzébuth et Ahriman, qui dormaient pourtant tranquillement après une nuit plutôt agitée et avaient un sommeil relativement lourd.
Ahriman, un bel homme au teint cuivré, aux yeux mordoré et aux cheveux bruns et raides, regardait anxieux son amant, blond aux yeux bleu-vert et aussi pâle que lui était bruni, et tout aussi inquiet.
Tous les deux nus comme au jour de leur naissance, dans leur lit aux tentures de velours vert et aux draps froissés, vert également, ils savaient qu’une dispute entre Lucifer et Satan risquait de provoquer des désastres de la pire espèce.
La dernière avait provoqué un tremblement de terre mémorable et une éruption volcanique fabuleuse. Il y avait donc de quoi être inquiet.
- Imbécile ! Comment tu as pu faire ça ?! On avait dit PAS L’AFRIQUE ! C’était au tour de l’Amérique d’avoir un génocide ! Pourquoi tu as refilé l’âme d’un des pires dictateurs au monde à un bébé africain qui est né il y a deux secondes ?!
- Parce que j’ai mal compris ! Afrique, Amérique, c’est presque pareil à la prononciation !
Un vase vola pour aller s’écraser contre le mur derrière le jeune homme brun aux yeux violets qui venait de l’éviter, lancé par un autre à la chevelure écarlate qui était tout simplement furieux.
- C’est pas possible ça, Lucifer ! L’Afrique est déjà dépeuplée aux trois quarts ! continua à hurler l’homme aux cheveux sang. Comment tu veux qu’on fasse pour avoir assez de personnes haineuses sur ce continent pour déclencher une guerre dans cinquante ans ? Hein ? Tu m’expliques ? Avec le SIDA et tout comment on va faire ?
- Je vais trouver une solution, Satan ! La chaleur déclenche les pulsions sexuelles non ? Alors si on réchauffe le climat bien comme il faut…
- Et si tous meurent avant 30 ans du VIH ?
- Mais non les Anges font tout pour leur procurer des antidotes ! Tu le sais en plus !
- Quoiqu’il en soit ne me refais plus JAMAIS une bêtise pareille !
- Ben si on parlait pas boulot quand on fait l’amour aussi… si tu avais pas eu la bouche pleine à ce moment-là toi aussi…
- QUOI ? C’est MA faute maintenant ? Non mais je rêve !
Une statuette en porcelaine fut elle aussi évitée avec adresse et finit dans le mur.
- Si tu oses répéter ça je… tu fais quoi là ? fit soudain Satan en voyant le visage de Lucifer brusquement rapproché, très très très près du sien, avec un sourire pervers et une lueur lubrique dans les yeux violets.
Le brun ne répondit pas mais agrandit son sourire.
Voir son amant dans un tel état d’énervement lui procurait une excitation incontrôlable, et depuis le début, il ne pouvait détacher ses yeux de ces lèvres rose diablement attirantes qui s’ouvrait et se fermait à toute vitesse, ayant une irrésistible envie d’y coller les siennes, et n’arrêtait pas de se dire que l’énergie déployée par Satan dans cette crise de rage serait bien mieux employée à autre chose de beaucoup plus agréable.
Sa main saisit d’un mouvement fluide et rapide le bassin de Satan, par-dessus son pantalon de cuir collant, avant de le presser contre le sien, arrachant un gémissement incontrôlable à l’écarlate.
Il attrapa avidement les lèvres de l’autre homme avec les siennes et plaqua violemment le corps de l'écarlate contre le sien, la température des deux amants augmenta aussitôt de plusieurs centaines de degrés.
Sans lui demander son avis, Lucifer entraîna, sans lâcher sa bouche, son amant vers le lit et l’y fit tomber avant de l’y rejoindre en se plaçant au-dessus de lui, coinçant ses jambes des siennes et plaquant ses poignets de sa main gauche au-dessus de sa tête sur l’oreiller.
- Je vais me faire pardonner, susurra-t-il en mordillant l’oreille gauche de l’homme alangui sous lui qui gémit de plus en plus fort.
Il ondula langoureusement du bassin, exerçant une pression plus forte sur l’entrejambe de Satan avec la sienne, arrachant un cri à son amant.
- T’as intérêt à être vraiment bon pour te faire pardonner alors, fit d’une voix rauque l’écarlate.
- Tu vas passer la meilleure des journées, lui assura dans un murmure Lucifer en faisant lentement glisser le bas de Satan le long de ses jambes fines et élancées.
Belzébuth et Ahriman poussèrent à l’unisson un soupir de soulagement. Cette fois Lucifer avait pris les choses en main avant que ça ne dégénère trop.
Les cris, les gémissements et les soupirs qui leur parvenaient du cinquième étage, celui réservé exclusivement aux appartements des deux seigneurs de l’Enfer, les renseignait on ne pouvait plus explicitement sur le fait que la crise était passée et qu’à présent d’autres activités plus agréables l’avaient remplacé. Ca finissait toujours comme ça entre eux de toute façon.
- Bon, on n’a plus à s’inquiéter, soupira Ahriman soulagé.
- Non, on sera tranquille pour une semaine au moins, ajouta Belzébuth l’air satisfait. Donc, Ahriman, reprenons là où nous en étions la nuit dernière… ajouta-t-il soudain d’un ton suave et sensuel en posant ses mains pâles de chaque côté des hanches de son compagnon assit entre ses jambes.
Son amant tourna son visage vers lui, lui offrant un sourire lubrique, et s’empara avec avidité de ses lèvres, tout en le plaquant contre le matelas de leur lit.
Les incubes, sachant que la crise était passée, purent enfin reprendre leur jeu avec enthousiasme devant les deux femmes, qui ne se gênaient aucunement pour les observer sous toutes les coutures d’un regard qui en disait long.
- Messaline, je crois que tu as fait une conquête de plus, fit Lilith à son amie en voyant un jeune et diaboliquement bel incube venir vers la rousse sans cacher ses intentions le moins du monde.
- Intéressant… murmura Messaline en fermant son livre.
Elle se leva et s’avança à la rencontre du démon, un sourire séducteur aux lèvres.
Lilith sourit de contentement pour elle et ferma les yeux.
Finalement, quitter Adam était la meilleure chose qu’elle avait faite de sa vie.
December 06 Salut à tous !
Alors cette semaine, une courte, très courte nouvelle que j'avais écrite pour un concours mais que j'ai jamais envoyé... Moi et ma flemme légendaire.
Le sujet c'était "Le monde à l'hiver 2050". C'est plutôt pessimiste au début mais ça s'arrange à la fin, et par contre il y a que du slash. J'ai pas pu m'en empêcher XD. Et j'ai rajouté un petit détour par les Enfers et le Paradis (oui j'ai osé dévergonder deux anges ^^) .
Ce texte contient des relations amoureuses entre hommes, les homophobes passez votre chemin
Hiver 2050
La neige. Elle tombe, douce et froide, pour couvrir la Terre d’un manteau blanc.
Un flocon. Petit. Léger. Ephémère.
Il descend paresseusement de son nuage, quittant la compagnie de ses semblables à regret.
Soudain un courant d’air glacial et violent l’entraîne, le ballotant dans tous les sens. Le pauvre flocon ne peut résister à sa puissance et se laisse emporter, il n’a pas le choix.
Il laisse le vent du Nord l’emmener vers une ville, grise. Vide.
A moitié détruite. Il ne reste que quelques bâtisses, çà et là, encore debout. Une étrange fumée vert fluorescente a envahit les rues et les habitations que les murs détruits ne protègent plus.
Personne. Aucune vie, pas même le plus minuscule des insectes. Quoique… en observant bien, il y a quelqu’un.
Un homme. Grand. Au visage entièrement dissimulé par un masque étrange qui lui donne l’air d’un cosmonaute. Et vêtu d’une combinaison grise antibactériologique.
Il soupire.
- Toujours irrespirable on dirait.
Il sort un petit appareil muni d’un écran. Il y branche un long tube avec une fente en son centre. Il appuie sur un des trois boutons de l’appareil.
Le tube aspire un peu d’air dans sa fente. Aussitôt un nombre s’affiche sur l’écran bleu clair.
- 75%, j’avais raison.
Il sort un téléphone portable pas plus grand qu’une puce électronique, protégé lui aussi.
- Vérification terminée, air toujours aussi irrespirable, 75% de bactéries mortelles, je rentre, annonce-t-il à son interlocuteur.
Il s’engouffre dans une trappe à même le sol retrouver les autres habitants de la ville.
Le flocon aimerait bien le suivre, savoir comment ils vivent là-dedans, sous terre.
Voir comment, en un an, la ville a changé à ce point. En un an. Une seule année de guerre. Des bombes. Atomiques. Et chimiques.
Des millions de morts.
Mais une bourrasque l’emporte brusquement hors de la ville désolée.
Vers l’Afrique, où tous les puits de pétrole ont été détruit. A jamais. Ce qui a entraîné la ruine de la plupart des pays du Moyen-Orient.
Le flocon a de plus en plus chaud, il est presque dans le désert. Le désert qui avance inexorablement à cause de la déforestation. Il engloutit tout sur son passage. Rien ne peut le ralentir.
Une caravane passe. Des hommes, des femmes, des enfants. Et leurs dromadaires avec leurs chargements de tapis multicolores, de vaisselles, de vêtements…
Ils vont vers l’une des deux dernières oasis du Sahara, à quelques kilomètres de leur position actuelle.
Le flocon se sent ramollir.
Heureusement, le vent ne veut pas le laisser s’éteindre. Pas encore.
Il l’emmène vers des montagnes blanches, enneigées. Dans un pré couvert du linceul blanc épais, il voit une tombe de marbre blanc. C’est là qu’il doit se poser.
Deux jeunes hommes sont assis sur la pierre de marbre horizontale, l’un contre l’autre, vêtus d’un pantalon de cuir noir et d’un débardeur qui colle à leurs torses et dessine leurs muscles, noirs également.
Etrangement ils ne paraissent pas souffrir du froid. Mais une lumière les enveloppe, formant une fine couche autour de leurs deux formes, qui brille légèrement. Ils se tiennent par la main.
L’un est grand, avec de courts cheveux bruns, une peau pâle et deux orbes d’ébènes dans les yeux, il porte un petit diamant à l’oreille droite.
Le second est de la même taille, mais avec de longs cheveux d’or, une peau caramel et deux iris saphir, et a un petit et mince anneau d’argent à l’oreille gauche.
Leurs visages gracieux et fins mais virils et d’une beauté peu commune sont identiques, au cil près.
Le blond pose doucement la tête dans le creux du cou du brun qui lâche sa main pour étreindre ses hanches et laisse sa joue s’appuyer sur les doux cheveux clairs. Le blond saisit les doigts fins et longs de son autre main pour y emmêler les siens, tout aussi élancés et délicats.
Puis il relève un peu le visage pour déposer tendrement ses lèvres tièdes et sucrées sur celles de son amant avant de se blottir à nouveau dans son cou.
- On a bien fait de quitter ce monde, Gwelaën, on dirait, dit le brun pensif. De toute façon il n’était pas fait pour nous, jumeaux et amants jamais nous n’aurions été accepté.
- Oui, tu as raison Keraël… répond doucement le blond, nous avons aussi eu de la chance qu’après la mort on nous ait laissé resté sur terre sous forme d’esprit. Mais par contre, c’est étrange qu’on nous ait permit de ressentir toujours les sensations de nos cinq sens, la chaleur de nos corps, la douceur de nos lèvres, et que l’on nous ait enlevé le froid, la faim, la soif et ce genre de besoin. Et puis nous ressentons toujours les sensations et le plaisir quand nous nous caressons, nous embrassons et faisons l’amour. D’après toi, pourquoi nous avons cette chance ?
- Je ne sais pas… et je ne préfère pas me poser de question. Le principal c’est que nous soyons ensembles et puissions nous aimer par le cœur, l’âme et le corps. Parce que désormais nous avons l’éternité pour nous aimer.
Keraël soulève tendrement le visage de son amant vers lui et pose ses lèvres chaudes, fruitées et douces sur les siennes, qui ont la même douceur. Gwelaën ferme les yeux et laisse une langue curieuse s’infiltrer dans sa bouche pour caresser et enlacer la sienne sensuellement, l’entraînant dans un ballet langoureux et ardent.
Le baiser se fait plus passionné et possessif, le brun le domine, comme cela a toujours été le cas.
Puis, à bout de souffle, ils se séparent et Keraël a un sourire.
- Je crois que j’ai très envie de toi, dit-il une étincelle de désir brûlant dans ses yeux sombres.
- Moi aussi, sourit Gwelaën.
Ils se lèvent, Keraël reprend possession de ses lèvres et le plaque contre son corps alors que Gwelaën se serre encore plus contre lui et enlace de ses bras fins le cou de son amant. Ils disparaissent, sans cesser leur étreinte, laissant la pierre froide vide. Il n’y a que quelques mots gravés dessus :
Keraël – Gwelaën
Morts par amour
Pas de nom de famille. Juste deux roses, une blanche et une rouge, posées sur la tombe, entrecroisées, qui résistent à tout. Eternelles. Comme leur amour.
Aux Enfers, dans une chambre du palais, aux meubles d’ébène et aux tentures de velours rouge, éclairée par plusieurs chandeliers d’or aux douze bougies chacun posés sur des consoles.
Un homme, beau à se damner, torse nu et vêtu seulement d’un boxer noir, au corps et au visage opalescents, parfaits, à la chevelure écarlate mi-longue et aux yeux vert brillants fixe un miroir à pied près du grand lit double aux draps rouges, avec un sourire attendri.
Il l’effleure de sa main fine et l’image des deux amants disparait.
- Pourquoi vous avez eu toutes ces faveurs ? murmure-t-il d’une voix grave et mélodieuse. Parce que votre amour est si pur qu’il a même troublé les Anges et les Démons.
Deux bras musclés et hâlés viennent entourer ses hanches par derrière, un torse chaud se plaque contre son dos et un visage bronzé aux pommettes hautes, aux lèvres roses, aux yeux en amande, violets, et à la chevelure mi-longue, également, mais d’un noir brillant, se pose sur son épaule gauche.
- Satan tu regardes encore nos deux protégés ? demande l’homme avec sa voix chaude.
- Oui Lucifer. Je les aime vraiment beaucoup.
- J’ai cru le comprendre.
- Un amour comme ça ne se retrouve pas tous les millénaires…
- Je sais. C’est pour cela qu’il nous a ému.
- Et qu’il a même réussit à émouvoir les Anges.
- On retourne au lit ?
Son amant lui répond par un grand sourire.
Là-haut, dans une chambre lumineuse aux meubles aériens en osier clair, aux tentures bleu pastel et blanc, éclairé par plusieurs grandes fenêtres de marbre blanc.
Un jeune homme au visage androgyne et pur, plus beau que l’imagination ne peut le laisser rêver, aux longs cheveux bruns et aux yeux d’émeraude, vêtu d’une tunique de la même couleur et qui semble contenir en lui, dans chaque parcelle de son être, une lumière scintillante, regarde Keraël et Gwelaën dont l’image se dessine sur l’eau cristalline et limpide contenue dans un bassin d’argent posé sur un petit meuble face au lit double aux draps bleus pâles, avec un doux sourire.
Oui, ces deux-là avaient bien mérité tout ces privilèges…
Une main diaphane, illuminé de l’intérieur comme le corps de l’homme à laquelle elle appartient, se pose doucement sur son épaule.
- Anaël, laisse-les avoir un minimum d’intimité, lui dit gentiment une voix douce masculine.
Anaël se retourne vers son interlocuteur, un homme aussi jeune que lui, au visage angélique et véritablement splendide, doux, encadré de longs cheveux d’or et orné de deux océans pur d’azur pastel, vêtu d’une tunique d’un bleu céleste, et lui sourit.
- Je suis l’Ange de l’Amour et de la Sexualité, Gabriel, il faut bien que je vérifie que tout se passe bien, répond-il. Surtout pour ces deux-là… réussir à émouvoir à la fois les Anges et les Démons et à les faire tomber d’accord…
- Je dois avoué qu’ils sont vraiment très spéciaux pour être arrivé à ce tour de force.
Les lèvres rosées d’Anaël se posent avec une tendresse infinie sur celles de Gabriel pour lui donner un chaste baiser.
- Les Anges comme les Démons ne sont rien face à l’Amour, mon ange, murmure-t-il à l’ange blond dans un souffle chaud avant d’enlacer ses hanches pour le ramener contre lui et l’embrasser à nouveau tandis que son aimé noue ses bras autour de son cou.
November 29 Et voilà la deuxième partie ! Enfin finie !
Disclaimer : les persos ne sont pas à moi... snif... POURQUOOOIIIIIIIIII ?
Promenade en forêt… et conséquences
PoV Zélos
On est bien dans cette forêt. Il fait bon. Je viens à peine de me réveiller, je m’étais endormi contre un arbre, un chêne centenaire, sans faire exprès, j’étais vraiment fatigué.
La lumière a baissé depuis tout à l’heure, il a dû s’écouler deux ou trois heures… Je vais me faire violemment remonté les bretelle je sens… En plus j’ai oublié le bois…
Je me lève en soupirant. Bon allez, prêt à essuyer l’ire de mes compagnons.
- Zéloooooos ! Abruti !
Je reconnaitrais cette douce voix entre mille… Sheena.
Apparemment elle est vers ma droite, derrière les arbres, certainement sur le sentier que moi j’ai emprunté il y a quelques heures. Autant la rejoindre.
En quelques pas, je franchis les arbres qui me séparent d’elle et là… je la vois. Elle est agenouillée près de la rivière, de profil, elle plonge ses mains longues et fines dans l’eau cristalline de la rivière. Je ne peux pas m’empêcher de l’observer. Elle a l’air ailleurs.
Elle pense peut-être à un garçon… mon cœur se serre à cette idée.
Elle est si belle… Ca fait un moment que je l’observe en douce, quelques mois au moins. Ses grands yeux sombres aux reflets d’or, ses cheveux noirs toujours attachés… si elle les détachait, elle serait encore plus belle… sa poitrine…
En songeant à son décolleté pigeonnant, je rougis furieusement. Une fille pareille… elle ne s’intéressera jamais à moi, je le sais. Je suis juste un petit crétin puant d’orgueil et coureur de jupons. Alors, pour qu’elle fasse attention à moi, juste un peu, je l’embête tout le temps. Pour que son seul centre d’intérêt ça soit moi.
Ses doigts bougent doucement dans le liquide clair.
Il est temps que je me dévoile.
- Sheena ?
- Waaaaah ! crie-t-elle.
Je pensais pas qu’elle allait sursauter comme ça. Elle se tourne vers moi, me lance un regard de tueuse qui me fait frémir, elle est impressionnante quand elle s’y met, elle est furax apparemment.
- Zélos ! On te cherche depuis des heures Lloyd, Kratos et moi ! Crétin, abruti, idiot… commence-t-elle.
Sale caractère, mais qu’est-ce qu’elle est belle en colère ! Comment une femme aussi belle et délicate qu’elle – bon pas si délicate que ça quand elle me tire l’oreille ou me frappe quand je dis ou fais une bêtise – peut-elle dire des choses pareilles ?
Bon si je ne réagis pas maintenant elle va se poser des questions… et ça ne servira à rien de tout lui dire elle ne fait pas attention à moi. Autant faire semblant de rien. Un amour non partagé, c’est vraiment la pire chose au monde.
- Oh ça va Sheena, lui dis-je affectant un air agacé en m’approchant d’elle. J’ai pas dix ans non plus !
- Non mais tu as fait quoi pendant tout ce temps ? Imbécile !
BAF ! Je n’ai même pas le temps de réagir qu’elle me colle une gifle incroyable ! AIEUH ! C’est tellement fort que ma joue me brûle !
- Allez Don Juan on retourne au camp ! fait-elle d’un ton sans réplique.
J’ouvre des yeux ronds. Et soudain je réalise ce que cette gifle signifie : elle s’inquiétait pour moi, j’en suis persuadé ! Ca alors !
Je souris.
- Tu t’inquiétais pour moi ? demande-je narquoisement.
Elle ne répond pas et me tourne le dos en partant vers le sentier.
Ma joue me brûle encore. Quel caractère passionné… je suis en train d’en tomber encore plus amoureux.
Je sors de mes pensées. Allons ! Je dois me comporter en gentleman, histoire de me faire pardonner… enfin d’essayer de me faire pardonner. Et un gentleman ouvre toujours le chemin aux dames.
- C’est bon je passe devant.
Elle s’immobilise et me laisse passer devant elle. En passant près d’elle je respire son parfum. Une odeur de fleurs… que je sens toutes les nuits puisqu’on partage la même tente. C’est très dur comme situation d’ailleurs… être si près de la personne qu’on aime plus que tout, qui nous hante à chaque seconde qui passe, sans pouvoir la toucher… enfin si, je la touche… juste sa joue, quand elle dort, et très doucement pour ne pas la réveiller. Et je la regarde jusqu’à ce que je m’endorme à chaque fois, j’aime sa vision plus que tout.
Tout en marchant sur le sentier, je sens son regard sur moi. Elle m’observe je le sais. Et ça me plait beaucoup…
Soudain, sans l’expliquer, je ressens le besoin instinctif et imminent de me retourner… juste à temps pour voir Sheena tomber la tête la première vers le sol, son pied ayant été bloqué par une racine.
- Ah ! crie-t-elle.
Je bondis et je la rattrape juste à temps, par les épaules. Heureusement que j’ai eu ce réflexe… Je m’en serais éternellement voulu si elle s’était abîmer son visage d’ange.
- Ca va ? lui demande-je, inquiet.
Mes yeux plongent dans les siens involontairement. Mon cœur s’emballe. Sheena… ‘espère qu’elle n’a rien… elle paraît complètement déstabilisée.
- Ca va Sheena ? insiste-je.
Elle détourne la tête et rougit furieusement. Rougit ?
- Oui ça va, répond-elle nerveusement.
Elle est nerveuse… déstabilisée… si belle…
J’ai une envie irrésistible de l’embrasser sur ses lèvres vermeilles… même si je sais très bizn que je risques de me retrouver trois mètres plus loin grâce à un de ses charmants coups de poings. Tant pis. Ca vaut le coup de courir ce risque.
Je saisis son menton, lève son visage vers moi et appuie doucement mes lèvres contre les siennes. Elle essaie de se dégager de mon étreinte mais maintenant que je l’ai je ne compte pas la laisser partir aussitôt, je ne la laisserai pas s’enfuir, hors de question !
Ses lèvres sont fruitées et douces, souples et tièdes.
Mais j’en veux plus, beaucoup plus. Elle doit me payer trois ou quatre mois de tourments !
Et avec les intérêts !
Je remonte ma main dans ses cheveux soyeux et exerce une pression derrière sa tête, histoire de l’empêcher d’ôter sa bouche de la mienne, en même temps je la saisis par la taille de mon autre bras et la serre avec force contre moi.
Je la sens hésitante mais elle ne se débat plus… Tiens… ses mains…remontent le long de… mon torse ?! et… se nouent… derrière ma nuque ?!
Je… j’ose à peine y croire… Sheena…
J’essaie d’aller plus loin, je sors ma langue… elle ouvre ses lèvres pour me laisser le passage, j’entre dans sa bouche et je trouve sa langue.
Et elle… elle répond à mon baiser ! Jamais je… je n’aurais pensé que… qu’elle… je ne pense plus… je l’aime… je l’aime tant… je me sens fiévreux dès que je la vois, je fonds, je la croyais inaccessible et là… elle est contre moi, chaude… je visite sauvagement sa bouche, je me fais plus possessif et violent, j’ai soif d’elle depuis si longtemps…
Le baiser dure et j’y mets fin uniquement quand je suis à bout de souffle, à regret.
Ma main quitte ses cheveux, descend sur sa joue et mes lèvres quittent les siennes. Je plonge mon regard dans le sien. Je n’ai qu’une envie c’est de lui dire…
- Je t’aime, Sheena.
Elle me sourit. Son sourire… il me fait chavirer. Mais j’attends sa réponse, anxieux comme jamais… si c’était non… ma vie serait finie….
- Moi aussi…. Je t’aime, répond-elle.
Je sens alors une nuée de papillon s’envoler dans mon ventre, je crois que je vais exploser tellement le bonheur est grand, ça fait si longtemps que je rêve de l’entendre prononcer ces mots…
Alors je lui souris.
Mais soudain elle pâlit et pousse un cri de douleur. Sa cheville…
- Ah, je vois, lui souris-je.
Je la saisis dans mes bras, un derrière son dos, l’autre sous ses genoux et la serre contre moi. Elle laisse son visage se blottir contre ma poitrine. Son parfum m’enivre.
- Allez, on y va.
Il fait nuit. Une chouette crie dehors. A côté, dans la tente de Lloyd et Kratos, ils ont l’air de ne pas avoir envie de dormir du tout d’après les bruits très explicites que j’entends.
Sheena se serre encore plus contre ma poitrine et mon cœur. Je suis heureux. Sa chaleur, son parfum, sa peau douce et satinée…
Sa poitrine se soulève de nouveau à un rythme normal, comme la mienne. Je la sens frissonner. Je remonte les couvertures sur nous. Le vent fait trembler la tente.
Je l’observe avec amour. J’avais raison. Les cheveux détachés, elle est encore plus belle. Je glisse mes doigts dans sa chevelure avec tendresse.
Je la serre plus fort contre moi avec mon bras autour de sa taille. J’embrasse son front puis ses lèvres brûlantes en remontant son visage vers moi.
- Sheena Fujbayashi tu es à moi, lui dis-je dans un souffle.
Elle ne répond pas. Et qui ne dit mot consent. Donc je prends ça pour un oui.
Mince j’ai encore envie d’elle…
Je quitte sa bouche et commence à dévorer son cou de mille baisers.
Je l’aime tellement… je ne la laisserai plus jamais partir. Je la protègerai. Elle est à moi.
- C’est valable pour toi aussi, Zélos Wilder. Si tu continues à draguer tout ce qui passe, je fais de ta vie un enfer, dit-elle dans un sourire que je devine sans problème.
Moi aussi je souris contre sa peau. Je le sais, je ne peux appartenir à personne d'autre.
- Démon.
- Casanova d’opérette, réplique-t-elle aussitôt.
Je remonte m’emparer de ses lèvres.
Sillia épuisée : Finie, enfin ! J'y crois pas !
Lloyd : Tu a l'air fatiguée...
Préséa se jette sur Sillia : Tu veux un câlin Sillia ?
Sillia : Ah ça c'est trop gentil !
Préséa blottit contre Sillia : Et puis je vais demandé à Régal de te faire à manger, aussi.
Sillia aux anges : Je t'adore Préséa !
Salut !
Alors cette fois : un des seuls couples hétéro qui trouve grâce à mes yeux : le ZélosSheena.
J'adore ce couple, Sheena a un caractère tellement volcanique et farouche, Zélos est un vrai tombeur, a un ego surdéveloppé mais un humour assez caustique et un très bon fond.
C'est un oS en deux parties, la première est le Pov de Sheena, la seconde celle de Zélos, donc je le poste en deux billets.
Donc voici la première partie, je posterai la deuxième juste après.
Disclaimer : les personnages ne sont pas à moi
Promenade en forêt… et conséquences
Pov Sheena
- Zélooooooos !
Où est passé ce crétin ? Ca doit bien faire trois heures que nous le cherchons dans cette foutue forêt, Lloyd, Kratos et moi ! Raine, Colette, Régal, Préséa et Genius nous attendent au campement. Il était censé ramener du bois pour le feu mais cet imbécile a dû encore trouver une jolie fille à qui faire du gringue, une quelconque paysanne ou une bergère. Quel emmerdeur, vraiment !
Ah non j’y crois pas, un croisement de chemins !
- Sheena, va vers la gauche, me dit Kratos. Moi je me charge du chemin de droite avec Lloyd.
Tiens tiens, Lloyd rougit… Qu’est-ce que ça veut dire, ça ? Et Kratos a l’air soudain très pressé de chercher Zélos vu de quel façon il tire Lloyd par la main…
Enfin, passons.
Je prends le sentier de terre de gauche. Malgré l’épaisseur des frondaisons des arbres qui cachent le ciel, je me doute que la nuit ne va pas tarder à tomber, la température commence à baisser. D’ici à peu près une heure, je serai frigorifiée. Déjà que je ne sens plus mes doigts… Bon d’accord une ninja ne doit pas être sensible à ce genre de choses, ni la douleur, ni le froid, ni la chaleur, ni le manque de nourriture ne doivent l’atteindre, mais j’en ai assez de le chercher ! Il peut pas éviter de draguer tout ce qui passe, non ?
Ah si je le tenais ! En plus l’humidité se renforce de plus en plus… Normal dans une forêt en même temps… Zélos Wilder, quand je te retrouverai, tu vas souffrir, je le jure par l’Arbre Divin !
- Zéloooos ! Abruti ! crie-je pour me défouler.
Oh non, le sentier s’enfonce de plus en plus dans les bois…
Tiens qu’est-ce que c’est ce bruit ? De l’eau ? Oui on dirait le bruit d’une rivière, ça vient de droite. J’aurai bien besoin d’une douche… une douche chaude…
Je me dirige vers le bruit de l’eau en passant à travers les arbres et les buissons de buis et me retrouve au bord d’une rivière. L’eau est claire et pure. Une envie irrésistible me saisit, je m’agenouille et j’y plonge mes mains. Comparé à la température de l’air, l’eau est tiède, ça fait du bien.
- Sheena ?
- Waaaaah ! hurle-je en sursautant et en atterrissant sur mes pieds.
Je reconnaitrais cette voix entre mille.
Je me retourne vers l’imbécile heureux que je cherche depuis des heures, je lui lance le regard le plus noir que j’ai jamais lancé, je suis furax !
- Zélos ! On te cherche depuis des heures Lloyd, Kratos et moi ! Crétin, abruti, idiot… commence-je à toute vitesse.
- Oh ça va Sheena ! J’ai pas dix ans non plus ! fait-il en s’approchant de la ninja d’un air ennuyé.
- Non mais tu as fait quoi pendant tout ce temps ? Imbécile !
Pour bien appuyer mes paroles je lui donne une gifle retentissante ! Non mais ! Ca fait un bien fou, depuis le temps que ça me démange… surtout à chaque fois qu’il drague devant moi une de ces mijaurées qui lui tournent sans cesse autour… ou n’importe quelle fille portant une jupe. N’importe quel garçon mignon aussi… mais les garçons ça me dérange moins.
Le dragueur invétéré ouvre des yeux ronds. Je crois que c’est parce que je suis la première femme à le frapper…Oh là qu’est-ce que… Il a soudain un sourire inquiétant…
- Allez Don Juan on retourne au camp ! dis-je en faisant semblant de ne rien remarquer.
- Tu t’inquiétais pour moi ? demande-t-il avec son sourire charmeur et pervers à la fois que je ne connais que trop bien.
Pas la peine de répondre. Je lui tourne le dos, je passe devant lui et je repars en direction du sentier, en vérifiant bien qu’il me suive.
- C’est bon je passe devant, dit-il avec toujours ce sourire de pervers.
Si ça peut lui faire plaisir… Il se positionne devant moi, ouvrant la marche.
Un rayon de soleil tardif danse sur ses cheveux d’or rouge qui se promène dans son dos au rythme de ses pas.
Zélos… avec ton sourire éclatant et tes yeux vert intenses qui plongent toujours dans mon décolleté en plus de draguer tout ce qui te tombe sous la main… Finalement cette gifle tu ne l’as pas volée !
- Ah !
Mince perdue dans mes pensées je n’ai pas vu cette racine ! Mon pied bute dessus, le sol se rapproche dangereusement…
- Sheena !
Je suis stoppée dans ma chute par des bras forts et puissants, ses bras , qui me retiennent de justesse par mes épaules, il vient de faire volte-face. Un peu plus et mon visage allait dire bonjour à la terre. Il a de bons réflexes.
- Ca va ?
Je relève la tête. Mes yeux sombres rencontrent les siens par inadvertance… je sens une impression étrange dans mon cœur…
Ses deux lacs verts semblent inquiets… Il est inquiet ? Pour moi ?
- Ca va Sheena ?
Je détourne le regard en rougissant vivement. Pourquoi je me sens aussi gênée ?
- Oui ça va, dis-je nerveusement.
C’était quoi ce qui s’est passé dans ma poitrine ? Cette chaleur douce qui l’a envahit soudainement ? Un moment j’ai eu envie de rester à jamais ainsi, à contempler son regard, dans ces bras… Ca ne m’était encore jamais arrivée, cette sensation.
Brusquement je sens une main lever mon menton… et une chose douce et chaude se plaquer sur mes lèvres alors que ses yeux plongent dans les miens ! Il… m’embrasse ?! J’essaie de me dégager de ce baiser forcé en le martelant de mes poings, plus rouge que la veste de Lloyd, mais il ne me laisse pas partir, au contraire, sa main remonte dans mes cheveux et exerce un douce mais insistante pression sur l’arrière de mon crâne : impossible de faire cesser ce… cette…
Son autre bras vient m’enlacer la taille…
Mon cœur cogne à tout rompre dans ma poitrine… c’est plutôt agréable en fait ce baiser… c’est doux… tendre…
Je ferme les yeux et fais remonter mes mains le long de son torse, jusqu’à enlacer sa nuque, je ne sais pas ce que je fais, mes mains ont bougé toutes seules…
Il me sert très fort. Je sens sa langue lécher délicatement ma lèvre inférieure, comme pour me demander de le laisser entrer dans ma bouche… J’entrouvre mes lèvres sans vraiment savoir pourquoi, c’est le brouillard total dans ma tête, mes gestes ne m’obéissent pas…
Sa langue s’infiltre à l’intérieur, cherchant impatiemment la mienne, elle la trouve. Le baiser se fait plus violent, plus sauvage, plus possessif, Zélos ravage ma bouche…
Et je me laisse emporter… j’en ai envie depuis si longtemps, de ses lèvres contre les miennes, de ses mains sur ma peau, de son souffle mêlé au mien… Tu m’as eu Zélos. Tu as gagné.
La main qu’il a dans mes cheveux descend sur ma joue. Sa bouche quitte la mienne, à bout de souffle.
Il plonge son regard ensorcelant dans mes yeux.
- Je t’aime, Sheena, dit-il simplement.
Il n’a plus ce sourire narquois, il semble sérieux comme jamais. Et anxieux de ma réponse.
Je lui sourit en retour. Une chaleur intense envahit tout mon corps, je me sens plus légère que jamais, et heureuse.
- Moi aussi… je t’aime, réponds-je.
Il sourit, d’un sourire lumineux et plein de bonheur.
Soudain une vive douleur dans ma cheville me fait pousser un cri de douleur.
- Ah, je vois, dit-il tendrement.
Il me prend dans ses bras, l’un soutient mon dos, l‘autre mes genoux, et me porte contre lui. Mon visage s’enfouit contre son torse. Il sent bon…
- Allez on y va, annonce-t-il.
Il fait nuit noire. J’entends le cri d’une chouette dehors, dans le lointain. Et d'autres aussi de la tente de Lloyd et Kratos... Je suis sûre que j'ai raison pour leur relation.
Je me sers un peu plus contre lui, mon visage posé sur sa poitrine. J’adore l’odeur et le contact de sa peau douce. Ma respiration est revenue à son rythme normal il y a à peine quelques minutes.
Il remonte les couvertures sur nos deux corps enlacés. Un souffle de vent fait trembler la tente.
Il glisse une de ses mains dans mes cheveux d’ébène qu’il a détaché il y a quelques heures, avant notre première union charnelle, nous nous sommes unis un nombre incalculable de fois depuis.
Son autre bras, qui emprisonne ma taille, me sert un peu plus.
Il embrasse mon front puis remonte mon visage vers lui et s’empare de mes lèvres.
- Sheena Fujibayashi, tu es à moi, dit-il dans un souffle.
Je le sais. Et ça me va.
Il quitte ma bouche pour s’intéresser à mon cou.
- C’est valable pour toi aussi, Zélos Wilder. Si tu continues à draguer tout ce qui passe, je fais de ta vie un enfer.
Je le sens sourire contre ma peau.
- Démon, dit-il.
- Casanova d’opérette.
Il remonte embrasser mes lèvres.
Sillia : Voilà, fin de la première partie ^^
Lloyd : Euh... Dis... Kratos et moi... tu sous-entends quoi en fait ?
Kratos sourire pervers enclenché : Tu veux que je t'expliques plus en détails, fiston ?
Lloyd qui ne comprend toujours rien : Oui je veux bien
Kratos : Parfait, viens par ici.
Il part et l'emmène avec lui dans une chambre.
Sheena verte de colère : Tu oses me mettre moi avec ce briseur de coeur, cet abruti qui n'a aucune considération pour les femmes, qui...
Zélos de la cuisine : Chérie, ma Sheena de mon coeur, le repas est prêt !
Sheena rouge : Que...
Raine : Tiens tiens... je crois que tu es piégée, ma belle...
Zélos toujours dans la cuisine : Sheena adorée, ça va être froid !
Sheena pique un fard : Je... j'arrive chéri...
Sillia toute fière d'avoir deviné : Hé hé, j'ai toujours raison !
November 22
Un petit OS tout mignon sur le manga Ouran High School Host Club de Bisco Hatori.
Un petit résumé :
Haruhi Fujioka, "prolétaire" mais dont les résultats scolaires lui permettent d'être boursier dans un lycée privé de haut standing : Ōran Gakuen, Le lycée cerisiers et Orchidées.
Un jour, alors qu’il est à la recherche d’un endroit calme pour étudier, il décide de franchir la porte de la salle de musique N°3. Derrière, le "cercle d’hôtes" du lycée, un groupe de six jeunes garçons qui vendent leur beauté et procurent du rêve aux étudiantes riches et oisives.
Cherchant à s’en échapper, Haruhi brise malencontreusement un vase d’une valeur de 8 millions de yens ! Pour rembourser sa dette, il est obligé d’entrer comme "esclave" puis membre de ce club hors du commun...
Or, il se trouve que Haruhi Fujioka est biologiquement une fille...
C'est un manga vraiment très bon, très humoristique. On peut aussi deviner des couples yaoi chez au moins quatre personnages, dont le couple sur lequel j'ai écrit, composé de Haninozuka Mitsukuni, dit Honey, le plus âgé des membres du club mais qui est très petit et semble être plutôt un enfant de 10 ans qu'un jeune homme de 18 ans, et Morinozuka Takashi, dit Mori, cousin d’Honey et accessoirement son "protecteur", qui a le même âge que lui. Le second couple yaoi que je mentionne est celui entre les deux jumeaux Hikaru et Kaoru Hitachiin.
Donc attention, âmes sensibles passez votre chemin.
Disclaimer : Aucun personnage ne m'appartient (dommage) tous sont à Bisco Hatori.
Allez, place au texte.
Quand Honey a mal aux dents...
Un amour de cousin
Depuis quelques temps, Mori était encore plus sombre et froid, si c’était possible, que d’habitude. Au Host Club, il passait son temps près d’une fenêtre, l’air triste et de gigantesques cernes violets sous les yeux, à regarder dehors, ignorant totalement les clientes et ses amis.
Les hôtes s’inquiétaient de plus en plus pour lui. Honey avait presque cesser de manger des gâteaux, Tamaki ne prêtait plus attention à ce que disait les clientes et répondait par de vagues « oui », Haruhi l’observait sans cesse avec inquiétude, Kyouya faisait des fautes dans ses comptes et devait toujours reprendre ses calculs, seuls les jumeaux ne changeaient pas – depuis qu’ils avaient ouvert les yeux sur leur réelle relation, une relation belle et bien amoureuse et plus seulement fraternelle – ils ne jouaient plus juste un rôle au club et étaient sur leur petit nuage.
Honey n’osait même plus monter sur les épaules de Mori.
Cela durait depuis un bon mois. Haruhi décida de prendre les choses en main et le bloqua un matin dans un coin de la salle de musique n°3.
-Bon, maintenant, Mori-kun, tu vas me dire ce qu’il se passe, fit-elle d’un air décidé.
-Je vois pas de quoi tu parles, prétexta-t-il en détournant le regard.
-Tu le vois très bien, au contraire. Tu es triste, abattu, plus distant encore que d’habitude même avec nous. Pourquoi ?
Il ne répondit pas.
Haruhi soupira.
-Tu ne veux rien dire ? Très bien. De toute manière je le découvrirai toute seule.
Mori haussa les épaules.
Il était persuadé qu’elle ne le découvrirait jamais. Et il ne pouvait certainement pas lui dire qu’il passait son temps à penser à Honey, qu’à chaque fois qu’il le voyait il avait envie de l’embrasser, qu’il voulait mettre son poing dans la figure de chaque fille qui approchait son cousin et que, ses nuits, il les passait à le regarder dormir. Non il ne pouvait pas le lui dire…
Ce soir-là, comme d’habitude, Honey et Mori rentrèrent chez eux, dans la villa qu’ils avaient demandé à avoir après le problème entre Honey et son frère, pour y vivre tout seuls. Le reste de la famille vivait à deux rues de là dans la résidence principale.
C’était une petite villa mais bien suffisante pour deux, avec un salon, une cuisine américaine, une salle de bain, une salle d’entraînement et deux chambres. Mori s’occupait du ménage et Honey de la cuisine –bien entendu. Et le plus gros des avantages de cette villa était… qu’elle se trouvait face à une PATISSERIE que Honey dévalisait matin et soir.
Ils posèrent rapidement leurs affaires dans le salon, allèrent se laver et diner silencieusement vu l’humeur de Mori qui broyait toujours du noir. Puis ils finirent par s’affaler sur le canapé devant la télévision. Mori était assis en croisant les jambes. Honey l’observa. Il détestait le voir dans cet état, triste et la tête ailleurs. Alors il grimpa sans prévenir sur ses jambes, s’y mit à genoux pour porter son visage à la même hauteur que celui de Mori et planta ses yeux dans les siens.
-Mori-chan, pourquoi tu vas pas bien ? demanda le blondinet en posant ses mains sur les épaules du plus grand. Ma carie est finie pourtant !
Mori rougit légèrement. Mais il ne put détourner les yeux comme il l’avait fait avec Haruhi car les mains d’Honey se plaquèrent sur ses joues pour l’obliger à soutenir son regard.
-Mori-chan, insista le blond, le visage à quelques centimètres du sien.
Le brun le voyait si près… il pouvait distinguer chaque cil… et les lèvres rosées paraissaient tellement tentantes… elles devaient être sucrées, il en était sûr… avoir le goût des gâteaux qu’il dévorait tout le temps…
Sans s’en empêcher il combla les quelques centimètres qui séparait sa bouche de celle du blondinet et posa ses lèvres sur les siennes. Il avait raison, elles étaient sucrées… fruitées aussi, certainement parce qu’au repas il avait dévoré une tarte aux fraises… très douces… Honey… HONEY ??????
Soudain, Mori réalisa ce qu’il était en train de faire et cassa le baiser en retirant précipitamment ses lèvres.
-Pardon je… je suis désolé, s’excusa-t-il aussitôt rouge de gêne et de honte.
Il voulut se lever, courir se réfugier dans sa chambre - ou mieux encore il souhaitait disparaitre sous terre - mais Honey pesa de tout son poids sur ses jambes pour l’en empêcher.
-Honey, oublie ça, par pitié, je sais pas ce qu’il m’a pris je…
Le blond lui coupa la parole en posant ses mains sur sa bouche et lui sourit.
-Mori-chan, tu n’as rien remarqué ? demanda-t-il.
-Ne ? fit le brun sans comprendre.
-Tout à l’heure, tu n’as rien remarqué ? Pendant le baiser ? insista le blond en ôtant ses mains de sa bouche.
-Je…
Il revisualisa la scène moment par moment et tout à coup comprit : Honey ne l’avait pas repoussé ! Mais… pourquoi ? Qu’est-ce que ça voulait dire ?
-Pourquoi tu… tu n’as rien fait pour… commença-t-il la gorge sèche.
Son cousin eut un sourire et… plaqua ses lèvres contre les siennes.
Là, définitivement, Mori était dans une autre dimension. Il ferma les yeux, se laissant totalement dominé par Honey, qui demanda doucement l’accès à sa bouche. Le brun entrouvrit les lèvres pour le laisser s’emparer de sa langue. Honey conduisit un ballet langoureux et sensuel, qui les laissa à bout de souffle quand ils se séparèrent.
-Tu… m’aimes ? haleta Mori d’un ton incertain.
-Oui Mo-chan, je t’aime, depuis des années, répondit Honey en nouant ses bras autour de son cou. Et toi tu m’aimes aussi, tu t’en es aperçu le mois dernier, c’est pour ça que tu allais pas bien. Pas vrai ?
Mori rougit une nouvelle fois. Honey rit et l’embrassa légèrement sur la joue avant de s’intéresser à nouveau à ses lèvres.
-Tu savais que c’était à cause de… ça que je n’allais pas bien ? murmura Mori lorsqu’il laissa sa bouche pour se blottir contre lui, le visage dans son cou.
-Je l’espérai en fait… j’attendais que tu me le confirme.
Mori serra ses bras autour du corps chaud de son cousin pour le coller à son torse.
-Je te le confirme. Je t’aime, répondit-il.
-Tant mieux, rit Honey en relevant la tête. Tu viens dans la chambre ?
-Que…
Mori rougit violemment sous le sous-entendu.
-Tu… je ne sais pas si… tenta-t-il.
-Je t’attends depuis cinq ans, tu dois te faire pardonner, le coupa Honey d’un ton décidé. Alors tu viens ?
-Je… d’accord… céda Mori.
-Parfait, on y va !
Honey se leva, saisit la main de Mori et le tira vers l’étage. Il était bien déterminé à ne pas le laisser dormir de toute la nuit. De toute façon, le lendemain, c’était samedi.
Honey se jette au cou de Sillia et la serre de toute ses forces: Yattaaaaaa ! Je suis avec Mo-chan ! Je suis avec Mo-chan ! Je suis avec Mo-chan! Je suis avec Mo...
Sillia à moitié étranglée :...
Hikaru : Et moi avec Kaoru...
Kaoru : Tu n'es pas content ?
Hikaru avec un sourire libidineux : Au contraire je suis ravi. Et je vais te le prouver, petit frère, viens par ici.
Kaoru saisi par Hikaru par la main et entraîné dehors vers leur villa mais ravi de la réaction de son frère : Euh... merci Sillia !
Mori : Honey-san, tu vas finir par la tuer si tu ne la lâche pas.
Honey toujours pendu au cou de Sillia et qui n'a rien entendu : Je suis avec Mo-chan ! Je suis avec Mo-chan ! Je suis avec Mo...
Sillia dont le visage commence à prendre une inquiétante couleur bleue et proche de l'apoplexie :...
Mori soupire et se saisit de Honey pour le désangsuefier de Sillia : Honey, ça suffit.
Honey mode chibi-eyes et toujours collé à Sillia : Mais j'ai rien fait de mal...
Mori : Mais non, tu n'as rien fait de mal. Seulement maintenant laisse-la respirer, tu ne voudrais pas qu'elle meurt ?
Honey ses yeux soudain remplis de larmes lorsqu'il voit le teint de Sillia et la lâche enfin : Oh non !
Sillia pouvant enfin respirer mais avec difficulté encore : J'aime beaucoup tes câlins Honey, mais utilise moins de force la prochaine fois...
Mori voyant Honey sur le point de pleurer : Allez viens Honey, je t'offre un gâteau.
Honey les yeux soudain brillants : C'est vrai Mo-chan ?
Mori : Oui c'est vrai.
Honey tout excité mais qui a une idée derrière la tête : Yattaaa ! Et après on ira dans la chambre ?
Mori qui vient de voir l'étincelle perverse dans les yeux de son cousin et n'est soudain pas du tout rassuré : Honey... on a école demain...
Honey mode "je fais fondre Mo-chan et il peut rien me refuser" : Mo-chan...
Mori capitulant : D'accord...
Honey avec un sourire jusqu'aux oreilles et qui saute au cou de Mori : Yattaaaaa !
Sillia les voyant sortir de la pièce avec soulagement mais ravie de leur avoir fait plaisir : Bon c'est bon ils sont partis... Ces bishos je vous jure... Et voilà, premier texte, écrit hier soir. Toute ressemblance avec des personnages existants ou ayant existé est purement fortuite... enfin presque *expression de sadique*.

VENGEANCE
Oh quelle fête meeeeerveilleuse.
Vraiment elle avait bien fait de venir malgré tout. Il y avait tous les élèves de la nouvelle promotion, tout juste diplômés, un buffet délicieux et une supeeeeer ambiance.
Les signes du destin ? Peuh, quelle stupidité. Si elle y avait cru, elle serait retournée au lit après qu’elle ait vu à la dernière minute que son vernis à ongle s’écaillait, qu’elle se soit mit la brosse de mascara dans l’œil en voulant se faire une dernière retouche -elle ne pensait pas que cela faisait mal à ce point, vraiment, pourquoi les yeux n’avaient pas de mécanisme pour ce genre de chose, comme une alarme qui se déclenchait dès que des détecteurs au bout des cils aient repéré que la brosse ne respectait pas les 3 millimètres règlementaires de distance de la pupille- et que son rose à lèvre d’une odieuse couleur Barbie Girl* -elle l’avait prit à sa petite sœur l’an dernier, elle l’avait trouvée « trooop tendaaaanceeee »- ait été avalé par son chihuahua aux oreilles enrubannées -pauvre bête elle était sans doute morte d’indigestion, que le dieu des animaux domestiques martyrisés par leurs maîtresses blondes ait pitié de son âme.
Non vraiment, le destin, quelle idiotie songea-t-elle en rangeant une mèche de ses cheveux paille dans son chignon BCBG.
Ah, il fallait qu’elle parle à ses parents aussi, ils avaient osé lui couper les vivres ! Quand elle avait demandé pourquoi, toute la famille était dans le salon, sa petite sœur la regardait d’un air incrédule, son père avait poussé un soupir las en levant les yeux au ciel et sa mère sanglotait doucement dans ses mains en disant « mon dieu quelle idiote, mon dieu quelle idiote » mais franchement de qui elle parlait ?
Comme réponse de son père elle avait juste eu un « tu es une vraie blonde » accablé. Elle n’avait vraiment pas compris. Ou alors c’est parce que cette fois elle n’avait pas eu ses examens… c’était pas sa faute les professeurs avaient tous refusé de passer du bon temps avec elle cette année…
Avec son verre de Coca-Cola Light elle s’approcha de la fenêtre tout en scannant des yeux la foule dans la salle. Les garçons présents… elle les avait tous eu.
Le blond aux yeux bleus, là-bas, Marvin… bon coup mais trop doux. Le châtain aux yeux marrons près du grand type là-bas, Fabrice… bof… trop timide et collant…
Soudain la fenêtre s’ouvrit brusquement, une fille avait vraiment trop chaud, et une bourrasque de vent s’engouffra dans la pièce, lui arrachant son foulard qui s’envola. Aussitôt elle se précipita pour le rattraper, la moitié de son corps passant par-dessus la rambarde, elle y était presque…
Tout à coup, elle se sentit basculer en avant, après avoir senti une légère poussée d’un coude dans le bas de son dos et vit le bitume de la route s’approcher à toute vitesse de sa tête (eh oui, quand on tombe du quatrième étage la descente est rapide).
Le choc. Mais elle ressentit juste une vive douleur dans tout son corps. Et entendit un bruit de voiture. Puis plus rien.
Au volant, une jeune fille brune aux cheveux raides, magnifiques, eut un sourire cynique lorsqu’elle entendit le bruit des os qui se brisaient et vit les quelques taches de sang –très joli rouge d’ailleurs, presque aussi beau que la couleur du rubis qu'elle portait au doigt – orner son pare-brise. Mais elle reprit vite une soi-disante mine épouvantée pour sortir de sa voiture en hurlant, faisant comme si elle était affolée alors qu’au fond elle jubilait. L’accident avait attiré les passants et un eu la brillante idée d’appeler la police.
Elle fit semblant de prendre un mouchoir dans le sac, se rappelant sadiquement qu’elle venait juste de tuer celle qui l’avait appelé et prise pour un taxi au téléphone et qui lui avait donné le code de sa carte bancaire pour payer d’avance son service.
Décidément, la cousine de Marc était un génie en informatique, pirater une ligne téléphonique en une minute chrono…
La police arriva très vite et interrogea aussitôt la conductrice, mais elle fut vite mise hors de toute responsabilité, après tout c’était pas sa faute, les enquêteurs déduisirent que la victime était tombée d’une fenêtre en voulant récupérer un foulard –des passants avaient confirmé cette version – donc toute tentative de crime était à écarter. C’était juste une jeune gourde accrochée à ses biens matériels comme une fille à la mer à une bouée. Ils n’allaient pas gâcher la fête des jeunes pour si peu…
La jeune conductrice jeta un regard vers la fenêtre d'où était tombée la blonde et vit l'ombre de sa complice en haut, qui semblait satisfaite. Elles échangèrent un bref regard.
En haut, les étudiants faisaient toujours la fête, la musique à fond, qui avait couvert complètement le bruit de l’accident et les cris faux mais très convaincants de la conductrice-pas-innocente-du-tout.
Une seule personne avait tout vu. Une jeune fille brune aux cheveux ondulés, plutôt petite. Et qui avait un sourire carnassier sur les lèvres vers lesquelles elle portait son verre de jus de raisin après avoir échangé un regard avec son acolyte en bas.
La vengeance est vraiment un plat de choix, même s’il est froid.
- Adieu, murmura-t-elle froidement. Il fallait pas nous piquer nos copains. Non mais !
*marque déposée mais pas par moi
Salut à tous !
Et oui, je réouvre mon espace perso après un an de stand-by (en même temps je savais pas quoi y mettre à chaque fois...)
Mais dorénavant, j'y mettrais tous mes textes (enfin non pas tous mais presque), que ça soit ceux écrit sur un coup de tête (des one-shot) ou d'autres s'étalant plus sur la longueur, avec chapitres et tout le reste.
Donc voilà, j'espère qu'ils vous plairont (ou pas).
Sillia
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