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January 25 Petit quotiden des Enfers N°5... ou rencontre avec la belle-mèreSalut !
Alors cette fois ce pauvre Sarzanel va devoir affronter le pire des démons... la mère adoptive de Dracula ! (je suis sadique niark)
Oui les rencontres avec la belle-famille se passent mal en général... même en Enfer ^^ ! Surtout quand la mère en question s'appelle Lilith et qu'elle est persuadée que son fiston vampire adoré est aussi innocent que l'agneau qui vient de naitre...
Ah mes pauvres démons, je les plains quand même...
PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°5
- Tu es sûr que tu veux le faire maintenant ? fit Dracula d’une voix peu assurée.
- Il vaut mieux qu’elle l’apprenne par nous que par inadvertance de la part de d’autres, tu ne crois pas ? répliqua doucement Sarzanel.
- Mais elle risque de très mal le prendre, tu sais…
- Tu as peur pour moi ?
- Oui.
La réponse franche et directe de Dracula fit fondre sur-le-champ Sarzanel qui ne put s’empêcher de se baisser pour l’embrasser doucement sur les lèvres.
Ils se trouvaient tous les deux en face de la porte de Lilith, qui possédait une villa style coloniale dans un des quartiers les plus luxueux de cette région de l’Enfer, entourée d’un grand jardin de plusieurs hectares, verdoyant, avec des arbres et des fleurs ainsi qu’une grande piscine enchâssée dans la terrasse qui courrait tout autour du bâtiment.
A l’arrière du jardin il y avait un escalier étroit qui menait directement à la plage de sable blanc, mais dont il était séparé par un portail.
Plusieurs démons mineurs et quelques humains morts mais qui avaient retrouvé leur enveloppe charnelle intacte une fois aux Enfers – les démons, tous, Satan, Lucifer et les autres n’aimaient pas la laideur – travaillaient dans le jardin, s’occupant des plantes et des vignes qui recouvraient un quart du terrain. Tous torses nus, et les plus beaux d’entre eux pour qu’ils plaisent à la vue de leur maîtresse.
Les humains étaient ceux envoyés aux Enfers pour de petits péchés, pas grand-chose, parce qu’ils ne croyaient pas en Dieu sur Terre ou n’étaient jamais allés à l’Eglise, ou les incestueux consentants, les prostitué(e)s par exemple. Aucun n’était un criminel.
Ces âmes-là, une fois aux Enfers, étaient traitées exactement comme sur Terre, ils avaient le droit à une habitation, un travail si ils en avaient envie, choisissaient également l’enveloppe charnelle dans laquelle ils voulaient passer le reste de leurs jours – enfant, adolescent, adulte, vieillard – et continuaient à vivre exactement comme sur Terre.
En général ceux ne travaillant pas avaient de l’argent malgré tout, donné par les Caisses Sociales, et constituaient la classe moyenne enférienne.
Les grands criminels, les barons de la mafia entre autre ou les serial killers, eux, étaient dans une autre partie de l’Enfer, la pire, et y brûlaient ou y étaient torturés pour l’éternité, tout comme les dictateurs les plus horribles. Ils étaient la lie de la lie, la pire des abjections.
Les criminels de moindre envergure mais qui avaient tué, eux, étaient considérés comme des esclaves et servaient les autres âmes humaines de la classe moyenne. Ce qu’adoraient faire Satan et Lucifer, c’était de les mettre au service de leurs victimes.
Enfin, ceux qui avaient commis de petits larcins mais sans grande importance et s’étaient repentis ou l’avaient fait par besoin faisaient également partis de cette classe moyenne. Les autres constituaient une classe plus inférieure.
Certains voyaient leurs âmes reprises par les Seigneurs des Enfers et remises dans des corps sur Terre, ceux qui avaient mérité une seconde chance ou bien qui allaient servir les intérêts enfériens lorsque, dans certaines périodes, il y avait une soudaine baisse démographique. A ce moment-là, l’âme d’un dictateur ou d’un baron de la mafia était reprise et ramenée sur Terre, pour qu’ils puissent se faire des partisans dont les âmes viendraient augmenter la population des Enfers quelques années plus tard, histoire de se maintenir au même niveau démographique que le Paradis.
Donc, Sarzanel et Dracula étaient devant la porte de Lilith.
Lilith s’était toujours considérée comme la mère adoptive de l’adolescent, elle était aussi plutôt surprotectrice et tout ce qu’il le touchait elle voulait le savoir. Et si elle gardait son sang-froid et son calme dans les pires situations, quand il s’agissait de Dracula, tout cela partait en fumée.
Ainsi, Sarzanel avait insisté pour dévoiler à la jolie brune la relation qu’il entretenait avec son fils adoptif.
Comme elle était son amie et l’appréciait, il pensait qu’il serait plus honnête de tout lui dire le plus vite possible. Mais Dracula, lui, n’en était pas aussi sûr, il était persuadé que sa mère le prendrait très très mal et qu’il fallait attendre un peu plus, le temps qu’il la prépare mentalement sans lui dévoiler l’identité de son amant.
Ils en avaient longuement discuté avec l’incube mais Sarzanel avait eu le dernier mot. Et c’était pour cela qu’ils se retrouvaient à présent, nerveux, devant la villa.
Dracula déglutit et posa un doigt sur la sonnette.
Dès qu’il eut sonné, il entendit quelqu’un cavaler derrière la porte qui s’ouvrit à la volée pour laisser apparaître dans l’encadrement une splendide brune à la peau hâlée par les séances de bronzage sous le soleil des Enfers, aux yeux bleu océan, habillée d’une robe d’été légère, rouge et assez courte.
Lorsqu’elle vit l’adolescent, la première chose qu’elle fit fut de se jeter sur lui et de le serrer à l’étouffer dans ses bras.
- Mon bébé ! Ca fait tellement longtemps que tu n’étais plus venu me voir ! s’exclama-t-elle aussitôt les yeux brillants de larmes.
- Je suis venu il y a deux jours, m’man, croassa tant bien que mal l’adolescent malgré l’étreinte.
- Ah bon ? fit Lilith en desserrant son étreinte pour le regarder en face et l’examiner sous toutes les coutures. Tu es sûr ?
- Oui m’man.
Quand elle eut fini son inspection, elle se tourna vers Sarzanel pour lui faire la bise et le féliciter de prendre aussi bien soin de son fils. L’incube tiqua, en songeant que pour en prendre soin, il en prenait soin, de son amant, et sous toutes les formes.
Puis elle les fit entrer à sa suite, dans son salon aux murs peints en vert pâle ornée d’une frise tout en haut représentant des fleurs tropicales, des hibiscus et des fleurs de tiaré principalement.
A leur droite se trouvaient plusieurs bibliothèques blanches collées au mur est et quelques fauteuils en osier sur lesquels étaient posés des coussins rose, vert et mauve, avec une petite cheminée en marbre rose veiné de blanc.
En face de la porte s’ouvrait un escalier en verre qui menait au premier étage.
Enfin, à gauche, se trouvait le coin télévision et, juste après le sofa faisant face à l’écran mais séparée de quelques mètres, une grande table carré, en osier, entourée de plusieurs chaises – six – en osier également et garni de coussins roses.
Au fond de la pièce, après la table, il y avait une cuisine américaine, séparée du reste par un demi-muret peint en vert clair, sur lequel se trouvait dans un pot garni d’un tuteur les fleurs dites « Oiseaux de Paradis ».
Lilith les invita à s’installer sur l’un des trois sofas rose et vert qui entouraient la table basse chauffante sur trois côtés, la table basse placée en face de la télévision, et se dirigea vers la cuisine.
- Jus de raisin pour Dracula et bloody mary pour Sarzanel, annonça-t-elle en ouvrant le frigo.
L’adolescent et l’incube, assis côte à côte, se regardèrent, tendus. Ils ne savaient vraiment pas comment aborder le sujet.
Lilith revint rapidement avec un plateau sur lequel étaient posées les boissons qu’elle plaça sur la table basse et donna à chacun le verre qui lui était destiné avant de s’asseoir sur le sofa de gauche.
- Alors qu’est-ce que vous me racontez tous les deux ? fit-elle avec un grand sourire en croisant les jambes.
- Euh… rien de particulier… dit Dracula sans pouvoir s’empêcher de rougir en lançant un regard en biais à son amant pas plus à l’aise que lui.
Cette réaction mit la puce à l’oreille de Lilith qui fronça les sourcils. Son fils ne rougissait que rarement, voire jamais. Et elle sentait une certaine tension dans la pièce qui ne lui plaisait pas du tout.
- Vous me cachez quelque chose tous les deux, les accusa-t-elle en décroisant les jambes et en se levant pour se planter devant eux les poings sur les hanches. - En fait, euh… commença Sarzanel en se levant à son tour alors que l’adolescent s’enfonçait un peu plus dans le dossier du sofa.
- Oui ? fit la brune d’un ton qui ne présageait rien de bon.
Sarzanel jeta un regard à Dracula plus pâle que la mort – c’est le comble pour un vampire – prit une grande inspiration et se lança.
- On est ensembles depuis un mois, dit-il tout à trac.
Lilith pâlit affreusement puis son visage commença à tourner à l’écarlate. Sa main tenant son verre se contracta si fort que le verre éclata sous la pression et que sa main fut recouverte d’un liquide collant et sucrée : son jus d’orange. Mais pour le coup c’était bien le cadet de ses soucis. - Vous êtes ensembles ? rugit-elle aussitôt son visage à deux centimètres de celui de l’incube qui n’en menait pas large. Comment as-tu pu osé, Sarza ? Comment as-tu pu osé prendre l’innocence de mon bébé ? Je te faisais confiance et toi tu oses abuser de mon poussin ? Tu n’es qu’un…
- Innocent lui ? Enfin Lilith, tu… commença l’incube qui trouvait que pour le coup elle n’était vraiment pas clairvoyante.
- Bien sûr qu’il était innocent ! hurla-t-elle en lui envoyant une gifle magistrale qui le fit tomber sur le sofa. C’est un enfant !
- Arrête m’man ! cria Dracula en se levant.
Il se tourna vers Sarzanel et le serra aussitôt contre lui, faisant une barrière de son corps entre son amant et la furie qui lui servait de mère de substitution.
- Ca va Sarza ? demanda-t-il, le visage enfoui dan son cou, inquiet de voir que la joue qu’avait frappé Lilith semblait gonfler.
- Oui ça va, Drake, ne t’en fais pas, le rassura l’incube d’une voix douce en caressant tendrement les cheveux blonds.
L’adolescent plongea ses yeux dans les siens pour être sûr que ses paroles étaient vraies et l’embrassa doucement sur la joue maltraitée avant de se retourner vers sa mère, furieux.
- Tu as osé frappé mon homme, celui que j’aime ! cria-t-il. Tu es vraiment méchante ! Je te déteste ! On part dès que je lui aurai administré les premiers soins !
Il se retourna vers son amant qui se tenait la joue d’une main et prit un glaçon de son jus de raisin posé sur le sofa pour le passer délicatement sur la blessure.
Lilith, déjà sous le choc en ayant vu les petits gestes tendres de son fils envers Sarzanel, sentit les larmes lui monter aux yeux.
- Mé… Méchante moi ? fit-elle d’une voix tremblante.
Elle éclata en sanglot.
- Bon sang, mon bébé me déteeeesteeeee ! Il dit que je suis méchaannnteeee ! pleura-t-elle. Et en plus il s’est tourné vers les hoooommmmeessss !
Juste après cette dernière phrase, elle se rendit soudain compte de son sens.
Son instinct yaoiste reprit le dessus.
Ses larmes se tarirent aussitôt et un grand sourire illumina son visage, sous le regard inquiet de Sarzanel qui se demandait si la nouvelle finalement l’avait perturbée à tel point qu’elle changeait d’émotions aussi facilement qu’une girouette… et si elle allait bien.
- Mais c’est super, j’ai du yaoi en direct ! fit-elle gaiement. Et en plus mon poussin ne me sera pas prit par une de ces filles détestables !
Pour le coup, Dracula se retourna vers sa mère et la regarda d’un air incrédule. A présent elle paraissait… heureuse ?!
- Ca va m’man ? dit-il prudemment.
- Mais bien sûr que ça va ! fit-elle, enjouée. En fait, je vous donne même ma bénédiction !
- Lilith ? Tu es sûre de ce que tu dis ? demanda Sarzanel, un peu perturbé par le brusque changement qui s’était opéré en une fraction de secondes.
- Mais oui ! En plus, toi, je suis sûre que tu rendras mon bébé heureux, je te fais confiance. Vous mangez à la maison ce soir ?
- Euh…
- S’il vous plait, fit-elle d’une voix suppliante.
- D’accord m’man, on mange ici ce soir, répondit son fils qui ne comprenait pas tout non plus mais était ravi qu’elle ait changé d’avis.
- Oui, aucun problème, appuya Sarzanel, qui avait finalement cessé rapidement de se poser des questions et était soulagé qu’elle finisse par le prendre aussi bien.
- Génial ! J’appelle Messaline pour l’avertir de la nouvelle ! s’exclama-t-elle joyeusement en se dirigeant vers le téléphone mural près de la cheminée.
Les deux amants se regardèrent et échangèrent un sourire. La joue de l’incube dégonflait sous le glaçon, elle était presque revenue à son format habituel.
Le glaçon venait de finir de fondre sous les doigts de Dracula, les inondant d’eau glacée, et le jeune garçon porta sa main à ses lèvres pour recueillir le liquide dans un geste innocent mais pourtant chargé de sensualité non voulue, et les suça les uns après les autres.
Comme hypnotisé, Sarzanel s’approcha doucement de sa bouche d’où coulait quelques perles cristallines, enleva les doigts des lèvres douces et tièdes de l’adolescent et les remplaça par les siennes pour un baiser langoureux et impatient.
Dracula ferma les yeux pour en profiter pleinement et noua ses bras derrière la nuque de son amant, qui lui, enlaça les hanches du plus jeune de ses bras pour le serrer étroitement contre lui.
- Quand on sera de retour à la maison, je te laisserai pas dormir cette nuit, murmura l’adolescent lorsque le plus âgé lâcha brièvement ses lèvres.
Sarzanel ne répondit qu’en l’embrassant à nouveau profondément.
- Mon cœur, on est invité chez Lilith pour manger ce soir, annonça Lucifer en entrant au salon où Satan s’occupait de ses plantes.
Il était en train de s’occuper d’une orchidée particulièrement délicate et dosait l’eau qu’il lui mettait avec précautions.
- Ah, à quelle heure ? demanda l’écarlate en sentant son cœur faire un bond dans sa poitrine lorsqu’il arriva à la juste mesure d’eau et la déversa sur la terre de l’orchidée en pot.
- Vers dix-neuf heures, elle dit qu’elle veut nous annoncer une grande nouvelle, répondit Lucifer en enlaçant les hanches de son amant par derrière avant de commencer à embrasser et mordiller son cou.
Satan se laissa aller contre lui en souriant, lâchant l’arrosoir.
- Sarzanel a du lui annoncer sa mise en couple avec Dracula, dit-il en se retournant vers le brun pour passer ses bras autour de son cou.
- Certainement, fit Lucifer dans un murmure.
Ses lèvres se saisirent de celles de Satan et ses mains puissantes descendirent vers le bas du dos de l’écarlate, ferme et bombé, le pantalon de cuir ultra-serré que Satan portait semblait plus le mettre fortement en valeur que le dissimuler. L’écarlate ne put retenir un gémissement de plaisir.
- Ca nous fait trois heures de libre avant de partir, susurra Lucifer en décollant à peine sa bouche de celle, rougie et gonflée par leur baiser, de son amant. On a le temps de faire pleins de choses en trois heures.
Il captura à nouveau les lèvres tendres et chaudes de son aimé qui enroula ses jambes autour de ses hanches et le laissa l’entraîner vers un des sofas du salon où Lucifer l’allongea avant de s’installer sur lui et de commencer à embrasser chaque parcelle visible de sa peau tendre, dans son cou, avant de reprendre ses lèvres et de commencer, lentement mais sûrement, à le déshabiller.
Oui, décidément, il y avait pleins de choses à faire en trois heures.
January 18 Petit quotidien des Enfers n°4 ou un incube en état de manque... d'un vampireSalut !
Gomen pour mon absence mais avec les partiels à réviser malheureusement j'avais pas le temps de poster....
Mais je vais me rattraper, promis !
On continue avec Dracula et Sarzanel aujourd'hui (oui je les aime mes chouchous *w*).
Ou comment épuiser un incube... pauvre Sarzanel (niark)
PETIT QUOTIDIEN DES ENFERS n°4
- Non je veux pas dormir !
- Drake… soupira Sarzanel en levant les yeux vers le plafond.
- Pas si c’est pas dans ton lit ! fit obstinément Dracula, les bras croisés sur sa poitrine et une moue butée sur les lèvres.
Dans le salon du manoir, aux tons vert et argent, les deux jeunes personnes étaient debout près de l’étroit escalier de marbre vert veiné de noir qui menait au premier étage.
Les murs de pierres de granit grises, apparentes, disparaissaient sous les tentures vert sombre bordées d’argent et la moquette qui recouvrait le sol était verte également, un vert un peu plus clair que celui des tentures.
Il y avait cinq ou six fenêtres type gothique qui laissaient passer la lueur de la Lune et des étoiles, mais la pièce était éclairée par un grand lustre en son centre, mais un lustre tout simple, loin de celui, luxueux, du salon de Satan et Lucifer, et à cela s’ajoutait le feu qui brûlait dans la cheminée, en marbre vert également, qui faisait face à l’escalier.
Un sofa vert clair et argent lui faisait face.
A l’ouest de la pièce se trouvait une télévision à écran plat, contre le mur, un autre sofa juste devant l’objet, et à côté de la télévision il y avait un bureau en bois clair avec un ordinateur dernière génération et une chaise de bureau.
A l’est, contre le mur également, se trouvait cinq bibliothèques dont les rayonnages devaient supporter une bonne centaine d’ouvrages reliés de cuir… mais l’une était complètement envahi par plusieurs collections de mangas.
Des fauteuils et des sofas, vert et argent aussi, faisaient face aux bibliothèques, trois étant regroupés autour d’une table de travail. C’était là que le jeune adolescent prenait ses cours avec Sarzanel, des cours allant de l’Histoire des Enfers à celle des Hommes en passant par toutes les matières, scientifiques, littéraires et magiques.
Mais revenons à nos deux protagonistes.
Sarzanel soupira une nouvelle fois.
C’était pas que ça le dérangeait, que son jeune amant dorme avec lui, mais quand ils étaient ensembles dans le même lit ça se finissait invariablement de la même façon : par des étreintes charnelles et passionnées tout le long de la nuit qui les laissaient à bout de souffle, et de force pour Sarzanel.
L’adolescent, lui, en revanche, était en pleine forme dès les premiers rayons du soleil et jusqu’à son coucher. Il avait besoin d’à peine trois ou quatre heures de sommeil pour récupérer, grâce à son état de vampire, mais pour l’incube c’était autre chose, il avait besoin de six ou sept heures minimum.
Or depuis une semaine qu’ils étaient ensembles, Sarzanel n’arrivait à dormir que lorsque Dracula dormait lui aussi, le reste du temps son jeune amant ne lui laissait pas un moment de répit. D’où des cernes phénoménales sous ses splendides yeux dorés que l’adolescent adorait voir voilés de plaisir ou dévorés, lorsqu’ils se posaient sur le jeune vampire, par son désir ardent de le posséder.
Mais là, le regard de l’incube était plutôt fatigué.
- Non Drake, si tu viens, je ne vais encore pas dormir de la nuit, fit Sarzanel.
- Mais je te jure que je te ferais rien !
- Tu ne peux pas t’en empêcher quand tu es près de moi, tu n’arrive pas à contrôler tes hormones, tu le sais très bien. Et moi, là, je suis à bout de force. Je suis un incube, pas un vampire. J’ai besoin de sommeil.
- J’y arriverais, je te toucherai pas !
- Tu es trop jeune pour réussir à te contenir.
- C’est faux, j’ai peut-être l’apparence d’un adolescent mais en réalité j’ai près de six cent ans, je te rappelle !
- Tu sais comme moi que tu as régressé en prenant cette apparence, une partie de ton mental a suivi ton physique, d’où la plupart de tes bêtises. Donc tes hormones sont incontrôlables, comme celles de tous les adolescents, surtout quand tu es avec moi.
- Mais c’est parce que je t’aime ! Et c’est aussi parce que je t’aime que je veux dormir avec toi !
A ces paroles, Sarzanel sentit son cœur faire un bond dans sa poitrine et une douce chaleur l’envahir, qui faillit le faire céder additionné à la bouille enfantine boudeuse qu’il trouvait vraiment irrésistible, mais se reprit à temps en sentant une montée de fatigue se saisir de son corps pour le rendre lus mou qu’une guimauve et ses yeux se fermer tout seuls.
- Drake, va te coucher immédiatement dans ta chambre, c’est comme ça point. La discussion est terminée, fit-il d’un ton implacable.
L’adolescent le fusilla du regard, quand il prenait ce ton il n’y avait plus rien à faire et il le savait. Il monta l’escalier de pierre d’un pas rageur, à la fois de la colère de ne pas pouvoir dormir avec son amant, de celle de ne pas avoir réussi à le faire céder et enfin du fait que ses hormones qui s’étaient échauffées avec cette petite altercation ne pourraient être calmées de la façon dont il le souhaitait.
Il se dirigea vers sa chambre et en claqua violemment la porte derrière lui.
Même si la pièce était assez grande, aux murs crème et à la moquette blanche, elle semblait plutôt petite. Cela était du au fait que son sol disparaissait sous les pochettes de jeux vidéos, les boîtes de DVDs, les mangas et aussi une boîte de chocolats – assortiment noir, blanc, au lait – ouverte sur la table de chevet près du cercueil au centre de la pièce.
Il y avait également là une télévision sur le mur de gauche où étaient branchés plusieurs consoles vidéos récentes, et un bureau avec un second ordinateur contre le mur de droite, à côté de laquelle un paquet de bonbons à la rose et à la violette avait déjà perdu les trois quarts de son contenu.
Une chambre d’adolescent des plus communes.
Les yeux de Dracula, qui malgré la nuit environnante n’avait pas allumé la lumière, tombèrent aussitôt sur son cercueil ouvert qui semblait l’attendre. Son cercueil qui ne pouvait accueillir qu’une seule personne et dont il ne supportait soudain plus la vue.
- Non je dormirai pas ici, pas dans cette boîte, décida-t-il entre ses dents serrés.
Il prit une couverture et se coucha sur la chauffeuse qui se trouvait dans un coin de la pièce en se pelotonnant et en ramenant ses genoux contre son buste. Mais même si il avait un peu plus chaud comme ça, ça ne remplaçait pas la chaleur du corps de son amant…
- Sarza… murmura-t-il.
Couché dans son grand lit double à baldaquin en voile bleu clair, assortis aux draps de soie plus sombres, à la peinture bleu pâle des murs et à la moquette blanche teintée d’argent ici et là, Sarzanel n’arrivait pas à dormir, il se tournait et se retournait sans cesse.
Pourtant la fatigue l’avait complètement envahi depuis longtemps, mais le sommeil le fuyait. Il avait comme la sensation que quelque chose lui manquait et qu’il ne trouverait pas le sommeil avant d’avoir trouvé ce qu’était cette chose.
A moins… à moins que ça soit quelqu’un qui lui manquait… un petit être chaud et doux, parfois plus capricieux que Satan lui-même, plus malicieux qu’une bande de démons farceurs, plus vif que le vent mais aussi plus adorable et attendrissant que le plus pur des anges.
Son Dracula.
Non décidément, dormir sans lui était devenu impossible.
Alors qu’il s’apprêtait à sortir de son lit pour aller s’excuser auprès de l’adolescent et lui demander de finalement venir dormir avec lui, il vit la porte de sa chambre s’ouvrir légèrement pour laisser passer une silhouette vêtue d’un simple bas de pyjama noir en soie qu’il reconnut immédiatement.
Les rayons lunaires faisaient briller ses trois piercings à l’oreille gauche, celui de son arcade sourcilière gauche, ainsi que la fine chaîne d’argent supportant un médaillon celtique qu’il portait sans arrêt et tombaient, pour le faire ressortir, sur le tatouage de rune celtique qu’il portait sur l’épaule droite, aussi noir que sa peau était blanche et laiteuse.
Sarzanel eut un sourire attendri en le voyant se faufiler dans son lit pour se blottir contre lui et enserrer de ses bras fins sa taille. Il lui rendit son étreinte en le serrant plus étroitement contre lui, une main autour de ses hanches, l’autre dans les cheveux blonds, et le visage du vampire vint se lover contre sa poitrine.
- C’est mieux comme ça, murmura Dracula.
- Oui c’est vrai, répondit Sarzanel dans un sourire doux, le nez enfoui dans la chevelure de lin.
A ce moment-là, il sentit une petite main quitter sa taille pour aller caresser doucement son torse, d’une manière pas du tout innocente, sur sa peau hâlée, tiède et douce tendue sur ses abdominaux bien dessinés, avant de remonter tendrement vers ses pectoraux, lui provoquant un frisson d’excitation involontaire.
- Pas plus d’une fois, Drake, après on dort, fit l’incube de sa voix rauque de désir.
- Promis, répondit le vampire dans un souffle chaud, déjà empli d’anticipation, et avec un petit sourire victorieux aux lèvres qu’il ne put retenir.
Le jour où Sarzanel lui résisterait n’était pas près d’arriver. Et demain il revendrait son cercueil.
Lucifer regarda tendrement le visage opalin de son amant, blotti dans le creux de son cou, les yeux clos, alors que l’un des bras de celui éveillé enlaçait avec amour les épaules de l’écarlate.
Ils étaient sur le sofa, devant la télévision où passait un film d’aventure qui durait environ deux heures. Mais dès la première demi-heure, Satan s’était endormi tout contre Lucifer, comme à son habitude, tandis que le brun, de son bras libre, caressait avec tendresse la joue douce de l’endormi.
Son souffle tiède et régulier chatouillait agréablement la peau caramel du brun, qui ne pouvait s’empêcher d’apprécier cette caresse… qui l’excitait assez fortement en même temps. De toute manière, le seul fait de tenir Satan dans ses bras lui donnait envie de lui, qu’il soit habillé ou torse nu – comme maintenant – ou totalement nu.
Lucifer décida de le laisser dormir jusqu’à la fin du film. Après… le brun eut un sourire pervers.
Le film se termina quelques instants plus tard.
Lucifer éteignit la télévision avec la télécommande et reporta son attention sur son amant. Une lueur lubrique vit le jour dans ses yeux.
Il se saisit délicatement de l’écarlate et le plaqua contre lui, un bras passé dans son dos, l’autre sous ses genoux, pour le porter comme une princesse jusqu’à leur chambre.
Là, il l’allongea sur leur lit aux draps fins avec délicatesse et s’allongea au-dessus de lui. Ses mains se promenèrent aussitôt sur le torse d’albâtre pour en dessiner le moindre relief.
Satan sentit ces douces caresses dans son sommeil et émergea un peu.
Il était encore dans le brouillard post-sommeil profond et ne ressentait que la sensation de ces doigts légers caressant sa peau et son corps, il ne distinguait pas vraiment ce qui l’entourait.
Lucifer l’embrassa alors langoureusement tout en glissant ses mains sous le léger bas de pyjama avant de le faire descendre doucement le long des jambes fines.
Cela eut pour mérite de réveiller complètement Satan.
- Tu es incorrigible, mon amour, sourit-il en passant ses bras derrière la nuque de son amant.
- C’est de ta faute, c’est toi qui me rend fou, répliqua le brun en lui ravissant ses lèvres une fois de plus, ses mains gâtant le creux des hanches de l’écarlate.
Le gémissement de plaisir de Satan fut aussitôt étouffé par les lèvres de son amant plaquées contre les siennes.
- Je dois travailler demain, haleta l’écarlate lorsque le brun voulut bien le laisser respirer une fraction de seconde.
- Moi aussi, répondit Lucifer dans un souffle avant de replonger pour capturer sa bouche.
- Je dois pouvoir marcher, tenta de protester l’écarlate la respiration affolée quand Lucifer laissa ses lèvres douces pour s’attaquer à son cou.
- Ca tu verras demain, répliqua brièvement son amant avant de reprendre ses baisers et ses suçons sur la peau tendre qui s’offrait à lui.
Ce qui signifiait qu’il avait bien l’intention de l’aimer toute la nuit. Et qu’il ne pourrait vraisemblablement pas marcher demain.
January 02 Bonne année 2009 !!!!!!!!Salut à tous et BONNE ANNEE même si c'est en retard !!!!!!!!!
Désolée je devais faire lire ce texte à quelqu'un avant de le mettre ici et elle était en vacances ^^
Plein de bonheur à tous, et attention aux bonnes résolutions de 2 jours ^^ !
Et pour bien commencer 2009 quoi de mieux qu'un petit tour en Enfer ? ^^ Avec un nouveau couple yaoi qui sera sans doute aussi récurrent que Satan et Lucifer ^^
Re BONNE ANNEE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
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